Un bon anniversaire à Maria Antonia Minguez, un siècle de vie ancré à Frontignan

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Maria Antonia Minguez, née en Calabre, vient de célébrer ses 100 ans à Frontignan.

Le 10 avril 1926 naissait Maria Antonia Minguez. Cent ans plus tard, c’est à Frontignan, la ville qui l’a vue grandir, aimer et vieillir, que se dessine le portrait d’une femme dont la mémoire s’efface, mais dont la présence demeure profondément ancrée.

Née en Calabre (Italie), arrivée toute petite sur le littoral héraultais, Maria Antonia Minguez s’est mariée à seulement 15 ans. Elle construit très tôt une vie de famille dense : cinq enfants, cinq petits-enfants et aujourd’hui, neuf arrière-petits-enfants. Une lignée qui témoigne d’un engagement sans faille, celui d’une mère au foyer entièrement dévouée aux siens.

Son mari, tapissier dans l’ameublement à Frontignan, partage avec elle une histoire que leur fille Violaine résume simplement : «  Un couple qui s’est aimé jusqu’au bout. «  Une phrase qui résonne encore, comme un fil invisible reliant les générations.

Soif de curiosité

Mais la vie d’Antonia n’a pas été exempte d’épreuves. La perte de deux de ses enfants a marqué un tournant, emportant avec elle une part de sa lucidité. Aujourd’hui atteinte de dégénérescence, elle parle peu. Pourtant, son regard reste habité, comme une fenêtre ouverte sur une vie intérieure intacte. Femme coquette, elle se pare régulièrement de rouge à lèvres et de colliers : ses enfants veillent à préserver cette élégance qui la caractérisait tant. « Une belle vieille », disent-ils avec tendresse.

Avant cela, il y avait les jours de marché, les dimanches dansants avec le Club loisirs et plus de dix ans passés à chanter à la chorale de l’Alouette. Il y avait aussi cette soif d’apprendre : sortie de l’école à 12 ans, elle y retourne plus tard pour suivre des cours de français, animée par une nostalgie et une curiosité jamais éteintes. À 92 ans encore, elle récitait des fables de La Fontaine par cœur.

Aujourd’hui, elle vit toujours dans sa maison à Frontignan, entourée des siens. «  Elle n’a plus toute sa tête, mais je me sens toujours protégée par elle « , confie l’un de ses proches. Comme si, au-delà des mots, subsistait l’essentiel : une présence, une empreinte, un amour.

Correspondante Midi Libre : 06 22 86 91 23

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