Le dernier carré de la SpikeLigue verra s’affronter Montpellier et Sète avec un premier match, vendredi, au Barrou. Dans l’autre affiche, les surprenants parisiens vont défier les Poitevins, vice-champions de France en titre.
Montpellier et Sète, voici l’affiche réjouissante de l’une des deux demi-finales du championnat de France. Jamais dans l’histoire moderne de cette discipline une série de matchs de cet enjeu a vu s’affronter les voisins héraultais, si proches géographiquement et si différents sur le plan de l’identité.
La perspective de ce duel, dont le premier match aura lieu vendredi prochain dans un Halle du Barrou flambant neuve, pleine à craquer et en ébullition, ravit tous les passionnés de volley-ball du département et, plus encore, du Languedoc-Roussillon. C’est aussi un cadeau tombé du ciel pour un territoire profondément amoureux de ce sport de salle. « C’est magnifique, savourait, jeudi soir, l’entraîneur du MHSC Loïc Le Marrec. Montpellier-Sète en demi-finale du championnat de France, qui l’eût cru ? On va vivre de belles soirées avec de la ferveur et de l’ambiance. C’est une très bonne nouvelle pour le volley français. »
La présence de Montpellier à ce stade de la compétition fait sens. Le MHSC VB, champion de France 2022 et demi-finaliste la saison dernière, est un favori légitime au titre national qui sera décerné au mois de mai. Il n’a eu besoin que de deux matchs pour écarter de son chemin les Dragons de Cannes. Nicolas Le Goff et ses partenaires ont, comme lors de la saison régulière, montré une force qui peut faire peur à tout le monde. Mais sûrement pas aux Sétois qui n’ont jamais peur de rien.
« Un cadeau pour tout le monde »
De toute façon, l’Arago a déjà rempli ses objectifs. Les Sétois ont terminé la phase régulière en boulet de canon (8 victoires lors des 11 derniers matchs) et ont réalisé l’exploit d’éliminer Tourcoing en quart de finale (3-2, 3-0). « Contre Montpellier, ce sera une autre histoire, estime l’entraîneur sétois Fulvio Bertini. Les Montpelliérains sont favoris, sur le papier et dans la réalité. Mais ce derby est un cadeau pour tout le monde, une belle fête à faire tous ensemble. »
De l’autre côté du tableau, le champion en titre, Tours, a été éliminé par Paris. Ces deux clubs ont profité de la règle mais un peu abusé de l’esprit en se renforçant au moment de débuter les phases finales. L’équipe de la capitale en a tiré le meilleur profit. Portés par l’arrivée comme joker médical du jeune Mathis Henno, les récents vainqueurs de la Coupe de France ont fait sensation en surclassant le TVB en deux matchs (3-2, 3-0). Les Parisiens affronteront le Stade Poitevin pour une place en finale face à un club héraultais.








