Un drame d’une violence rare

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« C’est un drame familial d’une violence rare », écrit noir sur blanc la Confédération nationale Défense de l’Animal, qui annonce porter plainte pour que l’auteur des faits soit jugé pour « acte de cruauté » et « sévèrement condamné ».
Début février, une chienne baptisée Bulma a été retrouvée morte dans un sous-bois de Balan (Ain), près de Lyon. Atteint de deux coups de fusil, son corps sans vie a été découvert par sa famille après des heures de recherche.

Un traceur qui cesse d’émettre et des heures de recherche

« Mardi 4 février 2026, en fin de journée, le signal du traceur de Bulma cesse d’émettre à 18h17, au niveau du portail du domicile. Rien, à ce moment-là, ne laisse présager ce qui vient de se produire », retrace la confédération.

« Un peu plus tard, vers 19h20, son propriétaire rentre chez lui avec ses deux enfants. D’ordinaire, Bulma l’attend au portail, fidèle au rituel. Ce soir-là, elle n’est pas là. Le propriétaire contacte son voisin, celui qui vit à quelques mètres. La réponse est brève : il dit ne pas l’avoir vue. » 

Le père de famille cherche ainsi la chienne pendant des heures avec son vélo. En vain. Le lendemain matin, alors qu’il s’apprête à aller déposer plainte, le traceur de Bulma se remet à émettre à environ deux kilomètres du domicile. C’est à cet endroit qu’elle sera retrouvée inerte par le père et son fils de 9 ans. « Une scène gravée dans leurs mémoires », selon la confédération.

Bulma a été retrouvée morte dans un sous-bois. (©DR)

« La crainte qu’elle s’en prenne à des chèvres »

L’autopsie réalisée par le vétérinaire révélera finalement de multiples plaies circulaires ainsi que de nombreux plombs, « laissant supposer une agonie susceptible d’avoir provoqué des souffrances considérables. » 


Entendu par les enquêteurs et après avoir nié toute implication, le voisin de la famille finira, de son côté, par admettre avoir tiré sur la chienne. 

« Il aurait justifié son geste en évoquant la crainte qu’elle s’en prenne à des chèvres. Mais pour la famille, cette explication ne tient pas : Bulma était déjà passée près de ces animaux sans présenter d’agressivité. »

« Nous sommes contraints de déménager dans l’urgence »

Ce qui nous hante aujourd’hui, au-delà du choc, c’est d’imaginer ce qu’elle a pu vivre et à quel point elle a pu souffrir. Bulma faisait partie de notre famille. Notre fille de 3 ans et demi ne comprend pas ce qui s’est passé et la réclame tous les jours. Pour notre famille, les conséquences sont immenses. Nous sommes aujourd’hui contraints de déménager dans l’urgence et de quitter notre maison. Nos enfants voient leur quotidien et leurs repères bouleversés. Ce que nous vivons dépasse la perte d’un animal. C’est un traumatisme familial.

Maître de Bulma

La famille de Bulma a elle aussi déposé plainte et sera représentée par l’avocate de la Confédération nationale Défense Animale, qui tient à rappeler que « cette affaire illustre une réalité plus large » avec « près de 25 000 signalements de maltraitance » par an.

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