un homme de 23 ans interpellé au sud de Toulouse dans le cadre d’un coup de filet européen

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Un habitant du Lauragais âgé de 23 ans a été placé en garde à vue par les gendarmes de la communauté de brigades d’Auterive ce lundi 23 mars 2026. Cet homme qui réside à Cintegabelle est mis en cause dans une affaire d’achat de contenus pédocriminels sur une plateforme du Darknet. Celle-ci a été mise à jour par les services d’investigation spécialisés de la police criminelle allemande. Voilà ce que l’on sait sur l’enquête ayant permis de remonter jusqu’à cet homme et la nature des faits qui lui sont reprochés.

Une affaire partie d’Allemagne

C’est dans le cadre d’une opération de lutte contre la cybercriminalité et d’investigations techniques menées après la découverte d’un réseau abritant des contenus pédocriminels proposés à la vente, que l’Office fédéral de la police criminelle (BLKA) a réussi à obtenir la preuve numérique de l’achat de ces fichiers sur la plateforme.

La police allemande a pu ensuite identifier, pour la plupart des profils, des adresses e-mails associées aux téléchargements de contenus pédocriminels, mais aussi des états civils complets au moyen de copie de documents d’identité fournis à l’occasion de l’ouverture de portefeuilles numériques de cryptomonnaies, et enfin des lignes téléphoniques associées à ces comptes. « Ces preuves numériques étaient ainsi regroupées dans les dossiers transmis par le BLKA qui objectivaient l’achat des contenus incriminés en Bitcoin pour chaque mis en cause », souligne David Charmatz, le procureur de Toulouse.

20 individus mis en cause en France

« Au début de l’année 2026, dans le cadre de la coopération policière européenne, les services de police de Bavière ont transmis aux services de police des pays membres d’EUROPOL une liste de mis en cause ayant procédé à l’achat d’images à caractère pédocriminel sur cette plateforme. Les éléments concernant 20 individus ont ainsi été adressés à la France », poursuit le patron du Parquet.

Et c’est finalement le 12 février dernier, qu’une enquête préliminaire était ouverte par le parquet de Nanterre dans le but d’identifier formellement et de localiser sur le territoire national les acheteurs dénoncés dans le dossier d’enquête du BLKA.

Des faits qui remontent à 2021

Les investigations permettaient d’identifier et de localiser les mis en cause. Un dessaisissement était alors opéré au profit des parquets territorialement compétents en raison du lieu de leur résidence. « L’Office central de police judiciaire en charge des violences faites aux mineurs de la Direction Nationale de la Police Judiciaire mettait alors en œuvre une opération d’interpellation nationale coordonnée dans le cadre d’un coup de filet européen la semaine du 23 mars 2026. C’est dans ce cadre que la compétence du parquet de Toulouse était retenue pour un individu âgé de 23 ans et domicilié à Cintegabelle », explique David Charmatz.

L’homme a été interpellé et placé en garde à vue lundi matin par les militaires de la communauté de brigades d’Auterive. Les faits qui lui sont reprochés ? « Acquisition et détention de l’image d’un mineur présentant un caractère pornographique et consultation habituelle d’un service de communication en ligne au public mettant à disposition l’image ou la représentation pornographique de mineurs », fait savoir le procureur de Toulouse, en indiquant que la commission des faits remonte à 2021.

Il reconnaît une partie des faits

La garde à vue de ce jeune habitant de Cintegabelle a d’abord été prolongée, avant d’être finalement levée au cours de la matinée de ce mardi 24 mars. Par ailleurs, l’ensemble de son matériel informatique a été saisi afin d’être exploité par les enquêteurs.

« Il reconnaît partiellement les faits et sera reconvoqué pour complément d’audition lorsque les résultats des expertises seront parvenus aux enquêteurs », renseigne David Charmatz, qui ajoute que « des poursuites seront alors engagées, en fonction des autres éléments découverts ».

Le procureur de la République de Toulouse précise que l’individu n’a aucune activité le mettant en contact avec des mineurs. Par ailleurs, il n’était pas connu jusque-là des services de la justice.

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