Un légionnaire au 1er Reg publie son premier roman, "un récit d’apprentissage, de reconstruction" entre réalité et fiction

admin
Par
admin
4 min de lecture

Le sergent Rodrigo, mécanicien au 1er Reg (régiment étranger de génie) de Laudun-L’Ardoise, vient de publier son livre "Les douleurs d’une vie heureuse", où il mêle son parcours d’un enfant grandi dans la violence au Brésil et des vies croisées lors de ces voyages.

Le jour, le sergent Rodrigo est militaire au 1er Reg (1er régiment étranger de génie) de Laudun-L’Ardoise. Tard dans la nuit, il retrouve la solitude de l’écrivain face à son écran. Le légionnaire gardois vient de publier son premier livre, « Les douleurs d’une vie heureuse », dont l’histoire se situe entre « les fragments de réalité sur mon parcours » et des vies croisées. « J’ai vécu tellement de choses, beaucoup voyagé… » confie le trentenaire d’origine brésilienne. « Cette histoire, c’est quelque chose d’universel ». Celle d’un enfant, grandi dans la violence au Brésil, qui, jeune adulte, choisit l’exil, et se voit confronter au chaos d’une île dévastée par un cyclone, celui qu’il a lui-même vécu à Mayotte en décembre 2024. « Mon personnage Varzan, est un enfant de la rue. C’est elle qui l’a façonné. Il a fait ses choix, bons ou mauvais ». Comme le sergent, Varzan deviendra marin, « peu à peu il construit sa vie, va rejoindre un ami légionnaire en France« . Un récit « d’apprentissage, de reconstruction. Il se trouve ».

À lire aussi : Tirs, pose de mines, franchissement du Rhône… : le 1er Reg déploie blindés et drones pour un exercice grandeur nature dans le Gard rhodanien

L’envie d’écrire colle à la peau de Rodrigo Amorim depuis des années. « J’aime les défis » confie le militaire engagé dans la légion depuis 13 ans, passé par Nîmes, l’Aveyron, Mayotte… et aujourd’hui mécanicien dans la compagnie de commandement et de logistique au 1er Reg, où il travaille notamment sur les griffons. Défi d’écrire un livre, au-delà des notes qu’il prend par habitude, défi d’écrire en français aussi, qui n’est pas la langue maternelle de ce Français naturalisé. « Je ne parle pas aussi bien français que je l’écris. Une de mes amies, professeur de français m’a beaucoup aidé. Elle a relu, fait des critiques… ». Pour terminer son ouvrage, il lui aura fallu quatre ans et l’appui d’une correctrice.

« Je suis militaire, je me dois d’en rendre compte à mes chefs »

Son roman bouclé, restait à le faire publier, « cent exemplaires à compte d’auteur« , et demander la validation par sa hiérarchie. « Je suis militaire, je me dois d’en rendre compte à mes chefs ». En premier lieu à « la maison mère » des légionnaires à Aubagne, où sont situés le 1er Régiment de la Légion étrangère et commandement de la Légion étrangère. Au chef de corps du 1er Reg, le colonel Dorigny, et à son commandant aussi. Les bénéfices des ventes de son livre seront d’ailleurs reversés au « fele » (fonds d’entraide de la Légion étrangère). « Avant de le faire lire, j’avais cette peur que l’on me juge mais il faut accepter les critiques » a compris le légionnaire-écrivain dont le livre va faire l’objet d’une présentation sur le magazine de la Légion Képi blanc.

Depuis qu’il est « l’écrivain du 1er Reg« , le premier du régiment, « les regards des autres ont changé… même celui de mes proches » sourit le militaire qui a dévoilé là une autre de ses facettes. « J’ai envie de continuer » mais avant de mettre ses mots sur une autre histoire, il s’est lancé dans la traduction de son premier ouvrage dans sa langue natale, le portugais. Comme un retour vers son enfance au Brésil.

« Les douleurs d’une vie heureuse » de Rodrigo Amorim (13, 90 euros). En vente sur les différentes plateformes.

Source link

Partager cet article
Aucun commentaire

Laisser un commentaire

Votre adresse e-mail ne sera pas publiée. Les champs obligatoires sont indiqués avec *

parcontre.fr