Un pâtissier du sud Sarthe face à la justice pour des agressions sexuelles sur cinq apprenties toutes mineures

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Un pâtissier du sud Sarthe était jugé, mercredi 11 mars 2026, par le tribunal du Mans pour des agressions sexuelles sur cinq apprenties, toutes mineures, de 2018 à 2025.

Le 12 février 2025, une femme, mère d’une fille mineure, appelle le 119, numéro du service de protection de l’enfance, pour signaler une mineure potentiellement en danger. Elle explique que sa fille lui a raconté que son amie – mineure elle aussi – aurait été victime d’une agression sexuelle de la part de son patron, chez qui elle est en apprentissage dans une pâtisserie réputée du sud Sarthe

La jeune fille raconte que son patron lui aurait dénudé le torse avant de lui lécher la poitrine, puis de lui demander de le masturber, ce qu’elle aurait refusé. Elle explique également que lorsqu’elle refuse de céder, son patron devient désagréable avec elle.

Les services de protection de l’enfance effectuent aussitôt un signalement aux gendarmes, qui ouvrent une enquête.

« Les femmes enceintes, ça m’excite »

Au cours de leurs investigations, les gendarmes recueillent plusieurs témoignages concordants d’apprenties – toutes mineures – faisant état d’agressions sexuelles de la part de leur patron, selon un mode opératoire similaire.

Tout commencerait par des propos sexuellement explicites envers les jeunes filles. À l’une d’entre elles, enceinte, il aurait lancé sans détour :
« Les femmes enceintes, ça m’excite ».

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Aux apprenties, il raconte également qu’il ne serait pas heureux dans son couple. Selon les témoignages recueillis, ces confidences seraient suivies de gestes à connotation sexuelle, puis d’agressions plus explicites, notamment en caressant les parties intimes des jeunes filles et en leur demandant de lui rendre les mêmes gestes.

« Il parlait souvent de sexe »

« Il parlait souvent de sexe », dira l’une des personnes ayant travaillé dans la pâtisserie lors de son audition par les gendarmes.

Les enquêteurs découvrent également que le pâtissier aurait tenté d’influencer une témoin en lui demandant d’effacer leurs messages.

Devant le tribunal, où il comparaissait libre mais sous contrôle judiciaire, le prévenu – déjà connu de la justice pour un délit routier – conteste les faits.

Grand, brun, à la carrure solide, vêtu d’un pull marron élégant et d’un pantalon sombre, le pâtissier répond d’une voix hésitante : « Je ne parle pas de sexe avec les apprentis ».

« Leur avenir était entre vos mais pas leurs fesses »

« Elles racontent toutes la même chose, à des périodes différentes, et elles ne se connaissent pas. Ça vous inspire quoi ? », lui demande le procureur.

« Je ne sais pas, je n’ai jamais fait ça », répond le pâtissier avant d’ajouter : « Quand je passe, je mets la main sur les épaules. Je n’ai rien fait. Je n’ai jamais mis les mains aux fesses volontairement ».

Une des avocates des victimes dénonce « un climat libidineux » quand le procureur ajoute « leur avenir était entre vos mains, pas leurs fesses ».

Deux ans de prison avec sursis

Le prévenu a été condamné à deux ans de prison avec sursis pour des agressions sexuelles sur une des jeunes filles, la première ayant dénoncé les faits. Il a été relaxé pour les autres faute de preuve.

Inscrit au Fichier des auteurs d’infractions sexuelles ou violentes (FIJAISV), il devra également verser des dommages et intérêts aux victimes et est désormais interdit de travailler avec des mineurs pendant dix ans.

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