À dix jours du premier tour de scrutin, la liste Lunel Collectif organisait une soirée conviviale au cours de laquelle quelques colistiers de Lise Florès ont expliqué les raisons de leur engagement. Zoom.
« Pas de grand meeting, pas de longs discours, juste des rencontres, des discussions et de la musique ! » C’était le principe énoncé de la soirée organisée, ce jeudi 5 mars, devant leur local de la place des Caladons, par Lunel Collectif, la liste conduite par Lise Florès. C’est donc, conformément à l’invitation, dans une ambiance jazzy et conviviale, qui a fait oublier quelques gouttes de pluie, que se sont retrouvés colistiers et sympathisants de cette liste qui se qualifie de “gauche et écologie citoyenne”.
Les grandses priorités résumées
À dix jours du 1er tour du scrutin municipal, ce rendez-vous festif de fin de campagne était surtout l’occasion pour Lise Florès et quelques-uns de ses principaux candidats, de parler brièvement de leur engagement et de rappeler ainsi succinctement les grandes priorités programmatiques de Lunel Collectif : à savoir, pêle-mêle, la préservation des terres et des sols vivants et fertiles et la biodiversité pour une alimentation saine et durable, la prise en compte réelle des enjeux environnementaux et l’avis des citoyens, la lutte contre le mal-logement, les mobilités avec en ligne de mire l’apaisement de la circulation, l’emploi local et la formation mais également la question “des” cultures.
Objectif des dix prochains jours : convaincre
Quant à Lise Florès, la cheffe de file de Lunel Collectif a rappelé la spécificité de cette équipe qui travaille depuis presque 2 ans et a « mené l’enquête auprès des Lunellois » pour concevoir « un projet et des idées » pour la ville. Mais la candidate a aussi fixé un objectif aux participants à cette soirée : « Il reste dix jours. Le but est que chacun de vous arrive à convaincre cinq personnes de voter pour nous, c’est un objectif raisonnable et si chacun fait cela, on va gagner », a-t-elle promis.
Clôturant cette poignée de prises de parole, Lise Flores a mis en avant quelques caractéristiques de sa liste : « On a 80 % d’actifs qui ont les pieds sur terre, les colistiers sont âgés de 24 à 77 ans et on a cinq jeunes de moins de 30 ans dans la première moitié de la liste pour montrer que la place des jeunes ce n’est pas de l’affichage et que notre objectif c’est l’intergénérationnel. »
La réplique à Claude Barral
Un peu plus tard, interrogée par Midi Libre, Lise Florès a répliqué avec fermeté à l’ancien maire socialiste Claude Barral qui, dans nos colonnes raillait « les écolos qui sont contre tout« . Lise Florès a réfuté cette affirmation en indiquant : « Nous sommes contre les projets basés sur des réflexions à l’ancienne comme la création de nouvelles zones d’activité. Je rappelle que les zones d’activités de Claude Barral sont à l’origine de la mort du centre-ville. » Lise Florès a indiqué : « Avant de créer de nouvelles zones, densifions les existantes et on aura résolu le problème du manque de foncier à Lunel. »
Et sur la question de la préservation du foncier agricole que Lunel Collectif a mis au cœur de son projet, la candidate a lancé : « Ce n’est pas une lubie écolo mais une loi. Il serait temps que les maires s’en rendent compte car les villes ne sont pas préparées à une éventuelle rupture d’approvisionnement. Et je note que tout le monde défend les agriculteurs donc il faut arrêter d’accuser les écologistes. »
La liste Lunel collectif de Lise Florès
Lise Florès, 50 ans, cadre territoriale ; Bruno Canato, 58 ans, artiste peintre ; Emma Wenckowski, 28 ans, éducatrice spécialisée diplômée de sciences po ; Pierre Aulagne, 53 ans, dirigeant d’entreprise et cadre dans la formation technique ; Isabelle Lamrous, 59 ans, secrétaire médicale et déléguée syndicale ; Raphaël Valette, 25 ans, conseiller pédagogique d’éducation ; Touda Khouya, 56 ans, médiatrice et militante associative ; Ephrem Sauzedde, 28 ans, juriste en droit de l’urbanisme et de l’environnement ; Estelle Gacond, 52 ans, enseignante et militante associative ; Jonathan Leclercq, 47 ans, éducateur sportif et chauffeur ;
Magda Ait-Said, 54 ans, agente de service hospitalier et auxiliaire de vie ; Corentin Roussel, 24 ans, jardinier et saisonnier agricole ; Marion Mas, 48 ans, enseignante universitaire ; Nicolas Adele, 58 ans, informaticien pôle emploi ; Anna Blanchon, 28 ans, éducatrice spécialisée ; Sébastien Ledron, 56 ans, entrepreneur en transports PMR ; Annie Jego, 59 ans, cadre de l’Insee ; Guilhem Landier, 52 ans, géomètre et archéologue ; Karima Malla, 70 ans assistante maternelle retraitée ; Colas Mermet, 59 ans, dessinateur ;
Karima Abarkan, 30 ans, enseignante ; Christian Roussel, 58 ans, électricien performances énergétiques ; Ludivine Petitjean, 43 ans, agente d’entretien ; Renaud Suquet, 62 ans, agriculteur ; Laure Salaün, 55 ans, en reconversion professionnelle ; Alain Bobet, 62 ans, chauffeur et ouvrier agricole retraité, délégué syndical ; Evelyne Tarento ; 68 ans, agente immobilière retraitée ; Serge Ricaut, 70 ans, chef de projet ingénierie retraité ; Adeline Masse, 45 ans, manager administration des ventes ; John Walsh (Irlandais), 69 ans, naturaliste retraité ;
Carine Ayeau, 43 ans, responsable de rayon ; Alain Lacoste, 77 ans, enseignant retraité ; Marie-Rose Torregrosa, 72 ans, retraitée ; Maé Benoit, 25 ans, médecin interne et Aurore Dellacherie, 42 ans, agente d’entretien.








