Décembre 2019. Après des mois d’absence, les services de l’État remettent en service deux radars automatiques dans le Calvados. Ils avaient été retirés quelques mois plus tôt, victimes des vagues de dégradations qui avaient touché des centaines d’appareils à travers la France pendant le mouvement des Gilets Jaunes.
Mais cette fois, les autorités assurent en avoir tiré les leçons. Les boîtiers sont remontés bien plus haut sur leurs mâts. L’idée est simple : les rendre physiquement inaccessibles. Trop hauts pour une échelle improvisée. Trop exposés pour une intervention rapide. La communication officielle de l’époque est claire : “Du fait de leur positionnement en hauteur, ces nouveaux engins sont censés être plus difficiles à détériorer.”
Six ans plus tard, dans la nuit du samedi 14 au dimanche 15 mars 2026, le radar situé à Varaville sur la D27 est de nouveau détruit. Même mode opératoire, même résultat : les boîtiers partent en fumée. Les carcasses noircies restent fichées sur leurs mâts, comme des trophées abandonnés. Tout ce qu’il reste d’un appareil à plusieurs dizaines de milliers d’euros.
Troisième destruction
C’est la troisième fois que ce radar est mis hors service. Une destruction, un retrait, une réinstallation renforcée, une nouvelle destruction. Le cycle recommence. Chaque appareil représente un investissement public conséquent – installation, maintenance, remise en service – que les autorités communiquent rarement.
La destruction d’un radar est un acte de dégradation de bien public, passible de lourdes peines. Mais les enquêtes aboutissent rarement : la nuit, l’isolement des routes de campagne, la rapidité de l’opération jouent systématiquement en faveur des auteurs.40 jours sans flasher et maintenant ?
Depuis le 14 mars, le radar de Varaville ne fonctionne plus. Quarante jours que la D27 est sans surveillance à cet endroit. Les autorités n’ont fait aucune annonce sur une éventuelle troisième réinstallation. Et la question qui se pose, inévitablement : si la hauteur n’a pas suffi, que faudra-t-il essayer cette fois ?
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