Vidéo. C’est quoi ce « procès à risque » qui provoque un lourd dispositif de sécurité autour du tribunal de Toulouse ?

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Une lourde escorte pénitentiaire a déboulé vers 14 heures ce lundi 23 mars 2026 à l’entrée des geôles du tribunal de Toulouse, derrière la Cour d’assises de la Haute-Garonne. De quoi encadrer les 10 détenus, venus de huit prisons différentes en France, qui seront jugés pendant les deux prochaines semaines pour assassinat. Pourquoi un tel dispositif ?

Qui est jugé et pourquoi ?

Les 10 hommes détenus – ils devraient être onze, mais le dernier est en fuite – sont accusés d’avoir participé à l’un des règlements de comptes mortels des Izards en 2020, en assassinant un jeune de 24 ans le 24 août 2020. Cet été-là, les fusillades en série entre équipes rivales de narcotrafiquants avaient fait quatre morts et sept blessés, en à peine trois mois.

Pour tout comprendre de ce procès hors normes :

Cette série de représailles meurtrières était le résultat d’une conjoncture inédite : le démantèlement d’une partie d’un réseau de trafiquants de drogue, au moment même où l’un des dirigeants de l’équipe adverse a été libéré de prison. De quoi lui donner envie de récupérer le point de deal initialement géré par l’équipe affaiblie, qui rapporte alors 40 000 euros par jour… ce qui provoquera une guerre sanglante entre les adversaires.

Huit prisons différentes

Le procès de cette affaire hors normes s’ouvre donc ce lundi, sous haute tension. D’abord, parce que les accusés font partie des profils les plus haut placés du réseau de trafiquants des Izards. « C’est un procès à risque. Ils viennent de huit prisons différentes », mais tout ce beau monde « dort ensemble, à Seysses », indique une source policière d’Actu Toulouse.

Ajouté à ça, un événement a poussé l’administration pénitentiaire à rehausser le niveau de sécurité autour des détenus : l’un d’eux est parvenu à s’évader, pendant sa détention provisoire à Perpignan.

Un détenu a tenté de s’évader

Il s’agit d’Amir B., l’un des accusés – soupçonné d’être un exécutant (et non un commanditaire) du meurtre du jeune de 24 ans. « Alors qu’il était en détention, il a prétexté s’être cassé le bras pour aller à l’infirmerie et de là, il s’est fait la malle », raconte une source proche de l’enquête à Actu Toulouse.

« Il a rapidement été réincarcéré. Depuis, on a alerté l’administration pénitentiaire et le niveau de sécurité a été rehaussé. » Ce qui explique le dispositif hors-norme de ce procès. Il doit durer deux semaines, jusqu’au vendredi 3 avril.

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