VIDEO "Ma finale idéale ? San Antonio – Boston, ce serait une merveille" : Jacques Montclar est fin prêt pour les play-off NBA

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Après des années passées dans la capitale, le consultant basket de beIN Sports est revenu au pays de ses ancêtres. Il nous a reçus au Cap d’Agde sans chichi. Pour parler de son métier et des play-off de la NBA qui ont débuté le samedi 18 avril.

Même de dos, solidement arrimé au zinc du Comptoir des Perles où il nous a donné rendez-vous, Jacques Montclar est reconnaissable entre mille. Il y a la carrure (1,93 m) qui rappelle ses années sur les parquets. Il y a surtout sa voix. Elle résonne et personne ne bronche. Quel que soit le sujet. À l’instar de son quotidien sur beIN Sports où son expertise réunit chaque jour des milliers de passionnés de basket-ball, l’ancien meneur-arrière de l’équipe de France (1978-1989, 201 sélections) fédère aussi bien le pécheur du Cap d’Agde que le manager du club de rugby local. Disserter avec lui sur les play-off de NBA – ils ont débuté la nuit dernière – ou son métier de consultant est une bénédiction. L’apéro se prolonge, le repas s’éternise mais personne n’a vu passer le temps.

Quel est votre lien avec la région ?

Mon père est né à Servian (Hérault). Ma mère était Toulousaine. Le nom des Montclar vient de Hautes Corbières, au-dessus d’Ornaisons. Mes grands-mecs, puisque mes ancêtres étaient grands et originaux, se sont installés à Montaignac. C’est le berceau de ma famille.

Vous n’envisagiez pas de vous installer ailleurs ?

Je suis propriétaire depuis 1985 à la plage (au Cap d’Agde). Il y a deux ans, j’en ai eu ras le bol de Paris. J’ai aussi décidé de travailler un petit peu moins. Et même si un temps j’ai hésité à m’installer à Lyon où j’ai beaucoup d’amis, je ne me voyais pas ailleurs en effet. Ici je connais tout le monde, je me sens intégré, je m’occupe aussi du basket (le club d’Agde joue la montée en N2 cette saison)… J’aime profondément cette région.

Sa biographie

Né le 2 avril 1957 à Nauilly-sur-Seine.
Le joueur : RC France (1977-1978), Asvel (1978-1982), Le Mans (1982-1983), Asvel (1983-1986), Limoges (1986-1988), Antibes (1988-1989) ; 201 sélections avec l’équipe de France ; vainqueur de la Coupe des coupes avec Limoges en 1988 ; double champion de France 1981 (Asvel) et 1988 (Limoges) ; vainqueur de la Coupe de France 1984 et 1988.
L’entraîneur : champion de France avec Antibes (1991 et 1995) ; vainqueur de la Coupe de France avec Dijon (2006).

Le lien avec la région, c’est aussi l’ASBH, Loulou Nicollin…

Petit, mon père m’emmenait voir toutes les finales de Béziers au Parc des Princes. Quant à Loulou, il a été mon président en 2002 quand j’entraînais Paris.

Depuis quand exercez-vous le métier de consultant ?

J’ai commencé par intermittence en 1992 et 1996, sur TF1, pour les Jeux Olympiques de Barcelone et Atlanta. Avec les Philippe Louis, Thierry Roland… J’étais avec mon ami Philippe Gardent qui, lui, s’occupait du handball. Puis il y a eu Eurosport, Canal, l’Equipe TV.
Je suis passé à temps complet en 2007 quand Canal a obtenu les droits de la NBA. Puis Canal a perdu les droits et Charles (Bietry) m’a appelé pour rejoindre beIN Sports. Je lui en serai toujours reconnaissant. On peut dire ce que l’on veut des Qataris mais avec moi ils ont été d’une élégance et d’une fidélité incroyables. C’est une belle aventure.

Qui prendra pourtant fin très bientôt a priori ?

J’ai signé deux ans jusqu’en septembre 2027.
Vous ne voulez pas pousser jusqu’aux JO de Los Angeles en 2028 ?
J’y étais il y a 44 ans (en tant que joueur), j’y retournerai comme spectateur en 2028.

Qu’est-ce que ça fait d’être la voix du basket en France ?

Sincèrement je me fous un peu de tout ça. Je ne porte rien sur mes épaules. Je sais d’où je viens. D’un petit club en banlieue parisienne.

Sur NBA extra, la quotidienne de beIN Sports, vous paraissez très naturel. Préparez-vous les émissions ?

En termes de vannes ou de bons mots, je ne prépare rien. Je ne veux même pas savoir quel est le conducteur. Je préfère bosser de mon côté. Deux heures minimum chaque jour.

« Il y a plein de choses qu’on ne peut plus dire aujourd’hui »

Le métier de consultant a-t-il beaucoup changé depuis vos débuts ?

Oui. Il y a plein de choses qu’on ne peut plus dire aujourd’hui. Il faut parfois se retenir.

Comme quoi ?

« Pour un blanc il saute haut… » On ne peut plus le dire. « Il a remis l’église au milieu du village… » Ça passe moins bien. « C’est un voleur de mobylette… » Les jeunes ne savent plus de quoi on parle.

C’était mieux avant ?

Si on avait eu ce truc (il montre son téléphone portable) à l’époque, sans doute aurions-nous fait pareil. Tout ça, c’est beaucoup la faute des réseaux sociaux.

Parlons de votre actualité. Quand partez-vous aux USA pour les play-off avec la petite équipe de beIN Sports ?

Le 31 mai pour les finales.

Avec, peut-être, Victor Wembanyama.

On a été gâté avec Tony (Parker), Boris (Diaw)… mais alors Victor, ça dépasse l’entendement. Il est merveilleux ce gosse. Il est capable de tout faire. Et pourtant, il y a encore des Français qui le critiquent. Quand tu sais tout faire, faire le tri (des ballons) est plus dur.

On est obligé de vous demander un pronostic. Qui va sortir vainqueur de ces play-off ?

On a rarement eu une saison avec un favori aussi clair : OKC (Oklahoma). Après, il y a trois, quatre équipes. San Antonio, Denver et à l’ouest je rajouterai Les Wolves de Minnesota, une équipe un peu instable mais très forte selon moi. À l’est, Détroit a réalisé une saison fantastique. Les Pistons n’ont pas le respect qu’ils méritent. Boston a le statut de favori. Une finale OKC – Boston ou San Antonio – Boston, ce serait tout sauf une surprise.

Quelle serait la finale NBA idéale ?

San Antonio – Boston. Ce serait une merveille. Je suis un supporteur des Knicks de New York mais vivre un match à Boston. C’est véritablement La Mecque du basket. Et le TD Garden (la salle) est incroyable.

Et le MVP de la saison régulière ?

Je peux vous le dire, j’ai voté Shai Gilgeous-Alexander devant Victor (Wembanyama) et le joker (Nikola Jokic).

Quel est votre “5” français idéal actuel ?

Victor Wembanyama (Spurs), Matthew Strazel (Monaco), Evan Fournier (Olympiakos)… J’essaie de faire poste par poste. Nando De Colo (Fernerbahçe), pour l’immensité de sa carrière, et Nicolas Batum (Clippers).

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