177 pieds de cannabis retrouvés dans un appartement à Lodève : le prévenu défend une "petite culture" pour sa "propre consommation"

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Un homme de 43 ans cultivait plus de 170 pieds de cannabis dans son appartement. "Pour sa propre consommation", a-t-il plaidé devant le tribunal.

Une odeur de cannabis si forte qu’elle a attiré des gendarmes depuis une rue de Lodève, le vendredi 20 mars. C’est cet incident qui a révélé une culture de 177 pieds de cannabis dans l’appartement de Germain, un homme de 43 ans, originaire de Saint-Martin.

Grand consommateur de cannabis depuis sa jeunesse, ce père de famille n’a jamais réussi à se débarrasser de son addiction. Lorsque le président de la cour lui demande la raison d’une telle culture à domicile, la réponse fuse : « Le cannabis est super cher en France ». Ce à quoi le juge lui répond du même ton : « C’est surtout super interdit ! ».

« Le cannabis m’a poursuivi toute ma vie »

L’homme a déjà été incarcéré treize fois, dont six fois pour conduite sans permis. Au début des années 2000, à son arrivée en métropole, il fut arrêté et jugé pour importation de stupéfiants, délit pour lequel il a été condamné à quatre ans de prison.

« Le cannabis m’a poursuivi toute ma vie », explique Germain à la barre. Placé tout jeune en foyer, il invoque le côté « culturel » de la drogue. « J’ai grandi dans le reggae et la fête. Tous mes oncles fument donc j’ai toujours eu cela chez moi », ajoute-t-il.

Il répond à toutes les questions calmement et insiste sur un point : les stupéfiants retrouvés chez lui étaient pour sa consommation personnelle. Selon lui, « c’était une petite culture », qui aurait tout de même pu produire jusqu’à cinq kilos de cannabis par an.

« Vous encourez vingt ans de prison »

Déclarant être en difficulté financière, il reconnaît qu’il « aurait pu en vendre un petit peu ». « Vous encourez vingt ans de prison », assène le président. Silence du prévenu, contrairement à son habituelle loquacité.

Les juges semblent également perplexes quant aux petites coupures présentes dans l’appartement, pour un montant total proche de 2 000 €, tandis que l’homme déclare gagner 650 € par mois et payer un loyer de 300 €.

Père de deux jeunes filles, Germain explique qu’il veut se reprendre en main pour sa famille, d’autant qu’il a déjà vécu un drame dû à la drogue puisque son père est décédé à cause de sa consommation de cocaïne et de crack. « Il faut de l’accompagnement pour que je puisse tenir le coup », avoue le prévenu.

« Il n’y a rien de récréatif dans la drogue »

Devant un parterre d’élèves, le procureur explique ce que sont les stupéfiants et la raison pour laquelle la consommation est hors la loi. « C’est un danger pour la santé », indique-t-il. « Il n’y a rien de récréatif dans la drogue ».

Il développe les conditions de fabrication de la cocaïne et de l’héroïne et leurs effets sur la santé des consommateurs. Il requiert quatre années de prison avec un sursis probatoire de deux ans, ainsi qu’une obligation de travail et de soins.

Germain est finalement condamné à trois ans de prison, dont deux avec sursis, en plus de la confiscation de ses biens liés à la production de cannabis. Le tribunal explique son choix par « la gravité et le renouvellement des faits ».

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