438 euros par mois pour vivre dans un logement de 6m2 : l’annonce est bien réelle et a été publiée par une agence immobilière

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Une agence immobilière a proposé à la location une chambre de 6 m2 pour 438 euros par mois, à Paris. Épinglée pour ses irrégularités, elle a été retirée.

438 euros par mois pour 6 m2. L’annonce semble improbable, et pourtant. Une agence immobilière du Ve arrondissement de Paris l’a bien publiée, relate Le Parisien.

« Non vous ne rêvez pas : c’est illégal. Et pourtant proposé à la location », a réagi ce mardi 21 avril 2026 le sénateur Ian Brossat sur X. Le membre du Parti communiste français (PCF) a annoncé saisir la Direction générale de la concurrence, de la consommation et de la répression des fraudes (DGCCRF) pour le signaler. La mise en location d’une telle superficie est « illégale au regard des exigences relatives à la décence des logements », souligne le sénateur dans son courrier.

Un logement mis en location doit respecter une surface minimum. Il s’agit d’un des critères de décence du logement, rappelle le site du ministère de la Justice. Le logement doit comporter au moins une pièce principale ayant :

  • soit une surface habitable d’au moins 9 m² et une hauteur sous plafond d’au moins 2,20 m
  • soit un volume habitable d’au moins 20 m³.

Une « chambre » de 6 m² à plus de 400 € à Paris.
Non vous ne rêvez pas : c’est illégal. Et pourtant proposé à la location.
Pire, cette agence a recours au bail civil pour contourner l’encadrement des loyers et les protections des locataires.
J’ai saisi la DGCCRF. pic.twitter.com/HTEyNzhr8v

— Ian Brossat (@IanBrossat) April 21, 2026

« Abus insupportable »

L’agence précisait « Bail code civil, non éligible aux APL ». Or un logement destiné à être occupé à titre de résidence principale relève du régime du bail d’habitation, éligible aux APL. Le bail code civil est réservé à des usages spécifiques comme la location d’un garage, d’un parking, d’un bureau…

« Abus insupportable. Rien ne va : un logement d’une superficie indécente, loué deux fois au-dessus de l’encadrement des loyers ! », s’indignait encore Ian Brossat sur X, ce jeudi 23 avril matin, renvoyant sur l’article de notre consœur.

L’agence immobilière en question n’a pas répondu aux sollicitations du Parisien. L’annonce a toutefois été supprimée peu de temps après l’appel du média.

Le 20 mars dernier, la Direction générale de la concurrence, de la consommation et de la répression des fraudes (DGCCRF), déjà alertée par le sénateur communiste au sujet d’un autre cas de ce type, avait précisé qu’une campagne nationale de contrôle des agents immobiliers était en cours.

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