Manger une paella au Wilson. Croiser une peña de rockeurs dans la rue éponyme. Entendre le souffle d’un taureau et le frémissement des arènes pendant la corrida. Et dehors, les anti-corridas qui protestent. Prendre le soleil place de la République. Participer à une course de taureaux. Faire la fête dans les rues, de jour comme de nuit, et passer d’une bodega à l’autre. Pas d’erreur possible. C’est la feria de Pâques à Arles.
Pendant quatre jours, Arles change de rythme. Autour des arènes, la ville s’ébroue, les rues se remplissent de peñas et les terrasses débordent jusque sur les places. La feria de Pâques arlésienne attire chaque année des milliers de visiteurs venus vivre ce mélange très particulier de traditions taurines, de musique et de fête populaire.
• @Yannick Pons
Après une première nuit dans les bodegas, ce couple d’Arlésiens installé à la terrasse d’un glacier de la place de la République avait « encore mal aux cheveux ce matin ». Ce samedi 4 avril, l’encierro annoncé à 10 heures a finalement été reporté au dimanche 5 avril, au même endroit.
Les images
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Une manifestation anti-corrida s’est tenue ce samedi après-midi boulevard des Lices à Arles. Les militants dénoncent notamment la venue de collégiens et d’enfants de centres aérés dans les arènes mercredi dernier. Administratrice de l’association No Corrida, Dominique Arizmendi dénonce l’« initiation » à la tauromachie et critique le fait que « les enfants des centres aérés étaient dans les arènes à Arles ». Ce qu’elle qualifie d’« endoctrinement dès le plus jeune âge ».
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Dans les rues, la fête continue après cette journée. Une fois la nuit tombée, les bodegas s’animent au rythme de la musique et des danses traditionnelles. La fête prend possession de la ville laissant a chacun une place pour s’exprimer.
• R.M.
Paré de grilles, le boulevard des Lices s’est transformé en terrain de jeu pour les taureaux. Devant les yeux ébahis des jeunes et des moins jeunes, les taureaux ont été symboliquement ramenés des arènes aux pâturages, sous bonne escorte. Cheveux et cavalier de talent encadrent les taureaux, sans oublier les spectateurs téméraires lancés à toute vitesse à leurs trousses. Une fois la bandido terminée, la fête peut reprendre de plus belle.
• R.M.
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