Les fractures apparues durant le mandat de François Rio, disparu en décembre, la proximité des programmes et l’absence d’étiquette ont accouché d’une situation exceptionnelle. Qui ouvre la voie à des fusions de listes impossibles à anticiper, dimanche soir.
Salle des Granges, la proclamation des résultats du bureau n°6 avait donné le ton. Sept listes et sept scores au-dessus des 10 %, que le dépouillement de la totalité des 5 659 bulletins exprimés a simplement confirmés : l’intégralité des candidats en lice sont en situation de se maintenir, ce lundi matin, laissant augurer les scénarios les plus insaisissables, d’ici mardi midi et l’arrêt des listes pour le second tour.
« C’est la configuration, souriait, assez satisfaite, Emmanuelle Mysona, que j’avais imaginée. En termes d’ordre, également. » L’opposante du défunt premier magistrat François Rio s’est adjugé, dimanche, le deuxième rang du scrutin, juste au-delà de 16 %, quatre points, mais seulement 127 voix derrière Patrick Hivin (20,04 %), leader des ex-adjoints de François Rio, éparpillés au gré des fractures d’un mandat chaotique. L’ancien élu aux sports a supplanté Richard Plautin, un temps son collègue à la sécurité, cinquième, mais aussi l’héritier putatif de l’édile disparu, son 1er adjoint Christophe Van Leyseele, troisième.
Le jeu des éliminations
Ce dernier n’aura donc pas capitalisé sur le bilan des sortants, marqué par des divisions qui auront participé à l’éparpillement des voix. L’absence d’étiquette n’aura pas davantage guidé les Védasiens, qui ont même relégué en fin de classement le seul à brandir ses soutiens, le Parti animaliste et Les Écologistes : Philippe Hippert se qualifie d’un souffle et filait, dimanche soir, retrouver ses amis, pour envisager la suite : « Mais ce ne sera ni avec Masson, ni avec Plautin, ni avec Van Leynseele… »
La nuit s’annonçait ainsi longue pour chacun des candidats, un proche de Richard Plautin soulignant un autre fait, qui n’a pas aidé l’électeur à choisir, mais qui facilitera les tractations vers d’éventuelles fusions : « Les programmes ne sont pas si éloignés les uns des autres. La campagne s’est faite dans la dignité et la correction, ça peut rendre les discussions plus faciles. »
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Michel Masson déposera une liste identique
Dimanche soir, Michel Masson, le septième impétrant, excluait tout accord : « Je ne discuterai avec personne. » Il déposera sa liste, ce mardi. En posture intéressante, Emmanuelle Mysona écartait la fusion avec MM. Van Lynseele et Plautin, qualifiait de « compliquée » l’hypothèse Patrick Hivin… que celui-ci refermait. « Personne ne veut perdre, mais on ne doit pas oublier qu’on a l’intérêt général à défendre », plaidait-il, se disant déterminé à ne fusionner qu’au prix d’une analyse « valeur par valeur ».
Mais, comment appelle-t-on un second tour à sept, d’ailleurs ? Personne ne sait, ce serait inédit !








