Après les excès de chocolat de Pâques, pouvez-vous vraiment souffrir de la fameuse "crise de foie" ?

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Le week-end de Pâques a fait la part belle au chocolat. Nombreux sont ceux qui invoquent la "crise de foie" pour évoquer d’éventuels symptômes liés à une surconsommation. Mais ce mal correspond-il à une réalité médicale ?

Nausées, langue pâteuse, maux de tête, voire vomissements… Le tableau est familier au lendemain des fêtes de Pâques. Instinctivement, on pointe du doigt le foie. Pourtant, la « crise de foie » en tant que telle n’existe pas. Ce que l’on appelle ainsi est en réalité une indigestion, et le foie n’en est pas le coupable direct et n’est pas en crise.

Le mauvais organe

Ce sont en réalité l’estomac et les intestins qui se retrouvent « au plus mal » après une surcharge alimentaire. Le foie, lui, est plutôt une victime collatérale que le déclencheur. C’est un peu comme « avoir mal au cœur » : le muscle cardiaque n’a rien à voir avec les nausées. Ces expressions populaires, bien ancrées dans la culture française, traduisent une réalité physique réelle, mais l’attribuent au mauvais organe.

Chocolat de Pâques et digestion : pourquoi ça coince ?

Les œufs, lapins et autres friandises en chocolat sont riches en graisses et en sucres. Consommés en grande quantité, ils ralentissent la vidange gastrique et saturent le système digestif. Résultat : une digestion difficile, des ballonnements, une sensation de lourdeur.

Comment soulager la crise ?

En fait, la modération est le maître-mot. Une bonne hydratation, un peu d’exercices physiques et une diète légère les jours suivants l’indigestion suffisent généralement à calmer les symptômes.

Quant aux prétendues « cures détox », elles ne reposent sur rien. « Croire que l’on peut faire tous les excès et qu’il suffit ensuite de prendre une tisane, un jus de citron, de jeûner pendant 24 heures ou de suer dans un hammam pour faire disparaître toutes les toxines et déchets accumulés est illusoire », peut-on lire dans l’ouvrage Fake News Santé produit par l’Inserm.

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