Fin du moteur thermique pour le Shahed-101 : désormais silencieux, pourquoi le drone kamikaze utilisé par l’Iran et la Russie est plus redoutable ?

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Ces dernières années, les drones sont devenus omniprésents dans les conflits. L’Iran, actuellement en guerre contre Israël et les États-Unis, développe les drones Shahed-101 également utilisés par la Russie en Ukraine. Mais une nouvelle version de cette armée a été repérée et se veut particulièrement redoutable.

Au Moyen-Orient ou en Ukraine, les drones sont l’une des armes les plus utilisées dans les conflits ces dernières années. Ils permettent de surveiller des zones mais aussi de frapper l’ennemi, comme le drone iranien Shahed-101. Toutefois, une version modernisée et silencieuse de l’arme a été repérée, indique Interesting Engineering.

« Plus difficile à repérer »

Le drone Shahed-101 utilisé par la Russie cause d’importants dégâts en Ukraine, mais celui-ci est repérable à plusieurs kilomètres à la ronde en raison de son bruit, assimilé à celui d’un scooter. Toutefois, l’Iran aurait développé une version silencieuse de l’arme avec une batterie électrique et non pas un moteur à essence.

« Il est très silencieux. Sans bruit de moteur ni d’échappement, l’appareil est beaucoup plus difficile à repérer, surtout la nuit », confirme l’expert ukrainien Serhiy Beskrestnov auprès du média spécialisé. Le véritable atout : sa discrétion lui permettant de « s’approcher de leur cible sans qu’elle soit avertie par l’acoustique, ce qui est crucial pour des frappes rapides et précises », note le magazine Géo.

Le drone kamikaze est de ce fait encore plus redoutable puisqu’il transporte généralement une charge explosive d’environ huit kilos, peut voler à près de 120 km/h jusqu’à 3 000 mètres d’altitude. Son silence peut ainsi éviter que les unités de défense ennemies soient prévenues de son arrivée.

Une adaptation nécessaire

Selon certains analystes militaires, le Shahed-101 électrique serait déjà utilisé sur le champ de bataille, notamment par des alliés de l’Iran, tels que le Hezbollah contre Israël ou la Russie contre l’Ukraine.

Cette modification nécessite une adaptation des autres armées car, pour l’heure, le Shahed était principalement repéré à l’aide de capteurs acoustiques. Il faudra désormais s’appuyer plutôt sur d’autres technologies comme les radars ou encore les caméras thermiques.

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