"On a l’impression d’être des voyous" : installés dans ce camping depuis plusieurs années, ces locataires sont mis à la porte

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Des locataires du camping de Ponet-et-Saint-Auban, dans la Drôme, sont contraints de quitter les lieux. Pris en étau dans un litige entre la mairie et le propriétaire, ils s’estiment victimes d’une affaire qui les dépasse. Leurs mobile homes doivent être démontés et ils seront expulsés le 1er mai.

Neuf locataires logés à l’année dans le camping de Ponet-et-Saint-Auban dans le Diois sont sommés de quitter les lieux au 1er mai. Une décision de justice rendue le 20 mars 2026 a jugé que le propriétaire doit « enlever les mobile homes et aménagements annexes, enlever la caravane, déposer la dalle béton et les réseaux. » Le tribunal a en effet estimé que ces terrains occupés ne sont pas en conformité avec l’autorisation d’aménager un camping du 31 juillet 1996.

Axel Tholens, Clovis Gauge, Amandine Mégevand et Luc Rousseau, que le Dauphiné Libéré a interrogé, se sentent les « oubliés » de l’affaire. Installés depuis trois à cinq ans dans ce camping qu’ils apprécient pour son cadre naturel, sa tranquillité, sa convivialité et ses loyers abordables, environ 350 € charges comprises, ils peinent à comprendre une décision qu’ils vivent comme une expulsion brutale. « On a l’impression d’être des voyous », témoigne l’un d’eux, déplorant l’absence de toute tentative de dialogue. Si la mairie estime le préjudice limité, pour les locataires comme pour le gérant, il est en revanche considérable.

Un cadre légal strict que le propriétaire n’a jamais respecté

La mairie, par la voix de son avocate Lucile Stahl, rappelle que le cadre juridique de 1996 n’autorise sur ce terrain qu’un camping saisonnier strict, comprenant l’accueil de tentes et de caravanes, deux mois par an maximum. Malgré ce cadre légal, le propriétaire a installé des mobile homes sans jamais chercher à se mettre en conformité ni entreprendre les travaux nécessaires, rendant toute conciliation impossible. C’est précisément ce que sanctionne la décision de justice du 20 mars dernier.

Les locataires envisagent de se regrouper et de faire appel à un avocat pour défendre leurs droits. Dans l’immédiat, ils demandent a minima la suspension de la décision dans l’attente du jugement en appel, que le gérant a d’ores et déjà formulé.

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