Trois lotissements sont à l’arrêt et les permis de construire restent bloqués jusqu’en 2027 à Saint-Paul-et-Valmalle. Mais la municipalité anticipe la suite, entre révision du PLU, valorisation de la cave coopérative, création d’une halle couverte et nouveaux espaces de détente.
La commune est à un jet de pierre de l’Agglo Montpelliéraine mais Saint-Paul-et-Valmalle garde « un attachement viscéral à son caractère rural. Dans le village, tout le monde prône une évolution démographique maîtrisée », présente Jean-Marie Vial, nouveau maire de la commune. En 1990, 600 habitants vivaient ici. 36 ans plus tard, la population s’élève à 1 400 habitants. Loin de l’explosion démographique qu’a connue sa voisine Montarnaud*. Sur la rive droite de l’A 750, Saint-paul n’a pas connu un afflux massif de population « mais une évolution par paliers qui correspond souvent à la création de lotissements, analyse Jean-Marie Vial, précisant : nous n’avons aucune intention hégémonique ni de développement débridé de la population. Cela poserait d’énormes sujets de développement, en parallèle des équipements publics… »
Des permis bloqués jusqu’en 2027
Comme à Argelliers, ou Montarnaud, le moratoire sur l’eau court continue d’y imposer ses contraintes. Dans ces communes, les nouveaux permis sont bloqués depuis le 1er janvier 2022, faute de ressources suffisantes en or bleu. Résultat, trois lotissements sont en stand-by à Saint-Paul. « Au moment où la décision de ne plus de ne plus délivrer de permis est prise (par la CCVH), on venait de réviser le PLU. Et nous avions accordé la création de trois lotissements, soit 76 logements. Ces réalisations ont été instantanément bloquées », rappelle le successeur et ancien conseiller municipal aux finances de Jean-Pierre Bertolini. Des contraintes qui devraient être levées en 2027 grâce à l’apport de nouvelles ressources, ouvrant ainsi la voie aux réalisations prévues. Partant, le PLU sera révisé. Mais « il n’y aura pas d’ouverture de nouvelles zones de lotissement. En cohérence avec le SCoT, on nous demande de compléter les dents creuses. Il y aura en revanche des attributions de permis individuels sur des terrains qui sont éligibles… ». Des redécoupages de terrains familiaux, constructibles, devraient aussi être possibles afin de favoriser l’installation des jeunes générations.
Un projet pour la cave coopérative
En ligne de mire, à plus long terme, la réhabilitation de la bâtisse pourrait permettre d’y installer des commerces, permanents et temporaires, au rez-de-chaussée. À l’étage, une résidence sénior, de 45 logements au maximum pourraient prendre place "dans des locaux qui resteraient propriété de la mairie, c’est notre credo", insiste Jean-Marie Vial. "Nous ne voulons pas vendre la cave, c’est un emblême, c’est l’âme de Saint-Paul. Et on ne vend pas son âme…", tranche-t-il. Un comité de pilotage devrait être rapidement mis en place, à dessein, avec les administrations concernées, notamment la DDTM et l’ARS, les services de la CCVH, la municipalité sans oublier un architecte. Le projet qui devrait néanmoins s’inscrire sur plus d’un mandat. Au total, le budget de la réhabilitation intégrale de la bâtisse devrait s’élever entre 6 et 8 M€. "Il faut arriver à mobiliser des fonds de subvention. A l’heure actuelle, elles s’élèvent à environ 65 % sur ce type de bâti. Nous avons la capacité d’emprunter sur une longue période et aurions la possibilité de mettre à disposition des locaux avec des loyers adaptés à une petite unité. Nous ne nous endetterons pas sur un projet qui mettrait les finances de la commune en péril ", promet l’ancien élu aux finances. A suivre.
Ce contexte étant posé, l’édile déroule les trois projets phares portés par sa majorité. Le premier. Le premier objectif est « d’accroître le périmètre de jeux, de détente, du groupe scolaire. » Un petit bois, d’environ 1,5 hectare, dans lequel « nous souhaitons réaliser un lieu de balade pour les écoles, de pique-nique. On le rattache beaucoup au périscolaire mais ce sera un lieu ouvert aux familles. » Autre projet, la création d’une halle ouverte, est imaginée à proximité de la mairie, sur un terrain de 700 m2, pour favoriser des lieux de rencontres et de fêtes. Enfin, comme à Montarnaud et dans de nombreuses autres communes, se pose la question du devenir de l’ancienne cave coopérative. Un patrimoine qui témoigne de la culture viticole du village. « Il se trouve que le secteur de la cave se trouve être au cœur de nos activités économiques. Dans un premier temps nous allons réhabiliter le parking situé à l’arrière de la cave. La place (avant) de la cave, sera alors disponible pour le marché local que nous voulons mettre en place », dévoile Jean-Marie Vial. Si le jour de tenue du marché et de ses modalités ne sont pas encore tout à fait définis, il s’agit là « d’une première étape qui est à notre portée… »








