Le cimentier Lafarge a été reconnu coupable de financement de terrorisme en Syrie. Le tribunal correctionnel de Paris devait rendre son jugement ce lundi 13 avril. La société et huit anciens responsables étaient visés.
Le cimentier Lafarge a été reconnu coupable de financement de terrorisme en Syrie. Le tribunal correctionnel de Paris devait rendre son jugement ce lundi 13 avril. La société et huit anciens responsables étaient visés.
Ils étaient soupçonnés d’avoir payé des groupes jihadistes classés comme « terroristes » en Syrie pour y maintenir l’activité d’une cimenterie malgré la guerre, entre 2013 et 2014.
Responsabilité dans les attentats terroristes en France
La société, avalée depuis par l’entreprise suisse Holcim, a procédé à des paiements à trois organisations jihadistes dont le groupe État islamique (EI), à hauteur de près de 5,6 millions d’euros, a établi le tribunal correctionnel dans son jugement, qui a souligné que cela leur avait permis de « préparer des attentats terroristes », notamment ceux de janvier 2015 en France.
« Cette modalité de financement des organisations terroristes, et à titre principal de l’EI, a été essentielle comme participant à la mainmise de l’organisation terroriste sur les ressources naturelles de Syrie, lui ayant permis de financer des actes terroristes sur zone et projetés à l’extérieur, notamment en Europe », a souligné la présidente du tribunal, Isabelle Prévost-Desprez.
De 18 mois à 7 ans de prison, selon les profils
L’ancien PDG de Lafarge Bruno Lafont a été condamné à six ans de prison avec incarcération immédiate. Le tribunal a par ailleurs condamné sept autres anciens responsables du cimentier à des peines allant de 18 mois à sept ans de prison. Il a aussi prononcé l’incarcération immédiate de l’ex-directeur général adjoint Christian Herrault, condamné à cinq ans d’emprisonnement.








