Violente agression en marge de la Primafresca à Nîmes : six jeunes, dont trois mineurs, convoqués devant le tribunal en juin prochain

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Après la violente rixe qui a éclaté dans la nuit de jeudi à vendredi 10 avril, neuf personnes ont été interpellées. Parmi elles, trois ont été relâchées à l’issue de leur garde à vue. Les six autres ont été présentées, ce lundi 13 avril, devant le tribunal. Leur procès a été renvoyé en juin prochain.

« Une victime sacrément tabassée, pas loin du lynchage, qui s’en sort, par chance, avec seulement cinq jours d’ITT », résume le procureur Arnaud Massip, ce lundi 13 avril,. Cette nuit-là, vers 2 h 30, un jeune, à peine majeur, a été roué de coups par un groupe d’individus en marge de la Primasfresca dans le centre-ville de Nîmes.

Trois personnes relâchées à l’issue des gardes à vue

Une scène de violence qui s’est déroulée en deux temps. « La première fois, la victime a pris le dessus », a rappelé le procureur. Sauf qu’au lieu de calmer le jeu, les prévenus décident d’aller chercher des renforts. Et ce ne sont pas loin d’une dizaine de jeunes qui s’en prennent cette fois à la victime, certains armés d’un tesson de bouteilles.

Le jeune est transporté à l’hôpital. Quant aux auteurs, ils sont identifiés dans la foulée grâce aux caméras de la Ville, et interpellés au niveau du Victor-Hugo. Sur les neuf personnes placées en garde à vue, trois sont finalement relâchées à l’issue de leurs auditions, fautes d’éléments à charge. Les six autres, dont trois mineurs, ont, eux, été présentés ce lundi devant la justice. Mais la grève des avocats a entraîné le renvoi des dossiers.

« Je regrette », lâche un prévenu

Au moment d’examiner la question des mesures de sûreté, les trois prévenus ont alors défendu leur cause. « Je regrette« , a lâché le premier. « Je n’ai pas le profil d’un délinquant, j’ai un casier vierge. Les erreurs, ça arrive », a surenchéri son comparse. Le troisième, qui est actuellement en train de passer son diplôme, a, lui aussi, demandé à être remis en liberté. « J’aimerais passer mes épreuves, j’en ai déjà raté une aujourd’hui. » Au vu de leur profil et de l’absence d’antécédent judiciaire, le procureur ne s’est pas opposé à leur demande.

Après délibéré, le tribunal a suivi les réquisitions et ordonné leur placement sous contrôle judiciaire, avec plusieurs obligations : pointer au commissariat toutes les semaines, l’interdiction d’entrer en contact avec leurs co-prévenus, de sortir entre 21 heures et 6 heures du matin et de fréquenter les débits de boissons. Le dossier a été renvoyé au 26 juin prochain.

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