Dans un courrier, le ministre de l’Éducation nationale promet l’ouverture, à la rentrée 2026, d’un pôle éducatif et médico-social, composé d’un psychologue, infirmier et assistant social, dans les deux établissements.
« On ne peut pas tout avoir en une seule fois et le ministère de l’Éducation nationale ne peut pas financer, tout à coup, deux collèges biterrois. Ce sont des mesures qu’il faut prévoir et budgéter. Mais le ministre Édouard Geffray a d’ores et déjà prévu un dispositif à la rentrée 2026 et le projet aura une suite, c’est sûr… »
C’est avec mesure et réalisme que Roger Louis, le président de l’association Familles de France – Le Lien associatif, commente le courrier récemment reçu du ministère, à propos des collèges Lucie-Aubrac et La Dullague.
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À l’image du conseil local des parents d’élèves FCPE et des syndicats d’enseignants, qui s’étaient fendus d’une demande similaire, l’association biterroise avait souligné l’importance d’un classement en REP + (Réseau d’éducation prioritaire) de ces deux établissements, particulièrement sinistrés au regard des indicateurs sociaux (taux de pauvreté, nombre d’élèves boursiers, réussite au brevet).
Un pôle éducatif et médico-social
Dans sa réponse, le ministre décline les doléances, pourtant dûment fondées : « La réforme de la carte de l’éducation prioritaire prend 15 à 18 mois, ce qui n’est pas compatible avec les périodes de réserve du calendrier électoral de 2026 et 2027 », écrit-il.
Pour autant, Édouard Geffray indique avoir décidé de répondre, « dès la rentrée 2026, aux situations les plus aiguës de 21 collèges dans 11 académies ». Les collèges Lucie-Aubrac et La Dullague bénéficieront ainsi « d’un pôle éducatif et médico-social comprenant un(e) psychologue de l’éducation nationale, un(e) infirmier(e) et un(e) assistante sociale à temps complet. » (*)
Une aide précieuse mais…
« Ce n’est pas suffisant, bien sûr, commente Corentin Ratonnat, président des parents d’élèves FCPE de La Dullague, mais c’est une satisfaction tout de même, car les choses sont écrites noir sur blanc. Ça prouve que la mobilisation peut faire bouger les lignes. Il faut donc rester mobilisés. »
« C’est une aide précieuse, abonde Karen Anicet, représentante des parents d’élèves Apeco de La Dullague, mais est-ce que ça va changer le niveau des élèves en 6e ? Non, puisque rien n’est prévu pour les écoles de rattachement, se désole la mère de famille. Le classement en REP + est un dispositif qui marche mais il aurait fallu le faire tourner : sortir les établissements qui vont mieux et inclure ceux qui en ont besoin. »










