À l’issue de son procès pour des vols, "la grande figure de la terreur au Vigan" part pour un séjour de deux ans derrière les barreaux

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Le mis en cause a été jugé au palais de justice d’Alès, dans la journée du lundi 13 avril.

Pour le ministère public, il est « la grande figure de la terreur au Vigan ». Et, lundi 13 avril, il se trouve dans le box des prévenus du tribunal correctionnel d’Alès, dans le Gard. Ce Cévenol de 31 ans est encadré par trois gendarmes. Il est schizophrène, mais l’expertise psychiatrique le déclare responsable pénalement. Et puis, il est très défavorablement connu de la Justice : parmi les douze mentions que compte son casier judiciaire, figurent deux condamnations de cinq et quatre ans de prison ferme, qui lui ont valu une incarcération entre 2015 et 2021.

Lors de cette audience que préside Claire Sarode, il doit s’expliquer sur deux chefs de prévention. Deux dossiers pour lesquels son avocat, Me Guillaume Garcia, rejette la jonction en espérant, au final, éviter un mandat de dépôt. Ainsi, il est reproché à ce trentenaire d’avoir volé, fin février, à un coiffeur, au sein même de son salon, une série d’accessoires, un peu d’argent liquide et son téléphone, en le menaçant de sortir le couteau qu’il aurait eu dans la poche, tout en parlant d’égorgement et d’explosifs. Dans un second temps, il est prévenu d’avoir, toujours au Vigan, en octobre dernier, d’avoir volé à un jeune homme sous curatelle une trottinette électrique, une console de jeux, une enceinte et une cigarette électronique, en invoquant une dette de stups non réglée. Il a d’ailleurs été interpellé lorsqu’il s’est rendu à la gendarmerie pour pointer, avec ladite trottinette que la victime avait décrite.

Les trous de mémoire du mis en cause

Pour ces deux affaires, le mis en cause déploie la même défense : « Je ne m’en souviens pas. » Ou bien, il nie ce qu’il lui est reproché. À propos de ces vols, le substitut Quentin Larroque ne s’en laisse pas conter : « Moi, je vous dis qu’il les a commis. » En conséquence, contre cet « homme qui est dangereux », à qui « on ne peut pas faire confiance » à la lecture de son casier judiciaire, il requiert quatre ans de détention et un mandat de dépôt.

« Je suis surpris par la sévérité des réquisitions, vu la nature du dossier », contre-attaque la défense, qui reproche au parquet d’avoir « forcé le trait ». Me Garcia pointe, concernant l’affaire du salon de coiffure, « une enquête bâclée », où « on essaie d’amplifier les choses ». Il n’est pas tendre non plus au sujet du « vol de trottinette nébuleux et vaseux », pour lequel il invoque « un doute raisonnable ». Dans les deux cas, l’avocat réclame une relaxe.

Relaxe que son client n’obtient pas. Certes, les juges, qui joignent les deux dossiers, sont moins sévères que le parquet, mais il est tout de même condamné à deux ans de détention, assortis d’un mandat de dépôt.

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