La critique de Fabrice Andrivon : "Mauvaise Pioche" et "Cocorico 2", deux films formatés et sans relief

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Ces films sont projetés cette semaine, à Mende, Marvejols et Saint-Chély-d’Apcher.

Comme il est loin le temps de notre enfance, où le Splendid et les Inconnus faisaient notre bonheur le temps d’un samedi soir télévisé. Quelques décennies plus tard, ne restent de ce charme que des films formatés, fades et consensuels, qui tombent sur nos écrans façon métronome en laissant autant de traces dans l’histoire du cinéma qu’un pas de fourmi dans le Sahara.

Cette semaine, quelques survivants de cet humour jadis délicieux proposent leurs films antiques à notre vision : d’un côté, Gérard Jugnot, qui arrive avec son pesant et sinistre Mauvaise Pioche, prouve qu’il a rangé toute trace d’irrévérence au placard et qu’il ne sait plus que filmer sans imagination des gags ancestraux avec une jeune génération d’acteurs tout aussi patauds : c’est une catastrophe, un peu gênante même dans son discours, fatiguée comme un vieux truc abandonné dans une poubelle.

Des films à succès, mais sans intérêt

Le pire sera pourtant atteint avec Cocorico 2, avec Christian Clavier et Didier Bourdon, film de franchise qui ne se donne même pas la peine de cacher son côté mercantile et aligne des gags jamais drôles qui n’existent que pour justifier le salaire de ses deux stars en surjeu. Mal écrit, sans construction, pesant, ringard, c’est un vrai naufrage pour ces acteurs qu’on a pu apprécier autrefois.

Bien sûr, sans être cynique à outrance, on peut être sûr que ces films vont avoir du succès, et tant mieux : leurs entrées permettront de financer le prochain Bruno Dumont ou le nouveau Justine Triet. Que le cinéma en sorte grandi est une autre affaire.

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