Ce lundi 13 avril, le musée Médard a accueilli la pièce maîtresse de sa nouvelle exposition : Le Radeau de la Méduse, une réplique originale du célèbre tableau de Géricault, signé de la main d’Henri Regnault. Il est arrivé du musée de Hyères en fin de matinée.
Moment solennel à l’étage du musée Médard. Ce matin du lundi 13 avril, les équipes de conservation recevaient la pièce manquante de la nouvelle exposition « Voyages extraordinaires : récits, merveilles et naufrages » qui débute vendredi 17 avril et s’achèvera le 20 septembre.
Un voyage à travers siècles et continents
Comme chaque exposition du musée, celle-ci se base sur les ouvrages collectionnés par Louis Médard. Bibliophile reconnu, il était aussi un grand passionné de récits de voyages réels comme imaginaires. Des grandes explorations maritimes aux voyages scientifiques ou commerciaux, cette nouvelle exposition s’intéresse autant aux merveilles qu’aux naufrages à travers des textes et gravures couvrant la période du XVIe au XIXe siècle. Le musée propose aux visiteurs un voyage dans le temps mais également à travers les pays et les continents en commençant par l’Inde, où Louis Médard a fait fortune en tant que négociant, pour se rendre ensuite en Asie, en Europe, en Amérique, en Océanie, en Afrique et terminer dans les mondes souterrains.
Inspection et précautions
C’est justement dans l’espace dédié à l’Afrique que le bijou du jour, une réplique originale du Radeau de la Méduse signée Henri Regnault a trouvé sa place. Il est arrivé en camion du musée de Hyères sur les coups de 11 h.
À l’ouverture de la caisse, l’équipe du musée Médard retient son souffle. « Oh qu’il est beau », laisse échapper Laurence Sabbatino, responsable des collections, à la vue du tableau. Avec l’aide de Valérie Dumoulin, la directrice du musée lunellois, elle commence alors une minutieuse inspection. Comme lors de l’arrivée du tableau de Claude Monet Le Jardin de l’artiste à Giverny en avril dernier, chaque détail et chaque défaut de la peinture et de son cadre sont passés au crible pour établir un compte rendu détaillé de son état à l’arrivée.
Puis, vient enfin le moment de suspendre l’œuvre. Les techniciens mesurent, décalent, repositionnent. Tout doit être parfait. Des précautions nécessaires bien que ce Radeau de la Méduse ne soit pas l’œuvre originale de Géricault, actuellement exposée au musée du Louvre à Paris.
Le récit du naufrage dans les collections de Médard
Une fois la peinture installée, on s’extasie devant la maîtrise du trait d’Henri Régnault. « On dirait que ce tableau a toujours été là, sourit Laurence Sabbatino. Plus qu’à régler l’éclairage avant l’arrivée des visiteurs. »
Pour le musée Médard, l’envie d’accueillir cette œuvre est, une nouvelle fois, née des riches collections du bibliophile. « Louis Médard possédait un exemplaire du récit de Corréard et Savigny, deux survivants du naufrage de la frégate, détaille Claire Costenoble, guide et médiatrice. Nous savions que des copies du tableau d’origine existaient alors nous avons demandé un prêt au musée de Hyères. » Recevoir cette reproduction originale qui dépeint l’infernale dérive du radeau semblait donc couler de source.
Le Radeau de la Méduse et l’exposition « Voyages extraordinaires » est à visiter dès jeudi 16 avril à 19 h lors du vernissage de l’exposition. Entrée gratuite.











