Perquisition à l’Elysée pour une enquête sur les panthéonisations : pourquoi les policiers ont-ils été empêchés d’entrer ?

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Des enquêteurs du Parquet national financier se sont vus refuser l’accès à l’Élysée ce mardi 14 avril 2026, en pleine enquête sur des marchés liés aux cérémonies de panthéonisation.

Ils sont restés sur le pas de la porte. Les enquêteurs et magistrats du Parquet national financier chargés d’investigations sur l’attribution des cérémonies d’entrée au Panthéon n’ont pas été autorisés à accéder à l’Elysée mardi, a indiqué le procureur de la République financier, Pascal Prache.

Ils se sont vus opposer le fait que « l’article 67 de la Constitution emporterait l’inviolabilité des locaux rattachés à la présidence de la République », a-t-il précisé dans un communiqué.

Perquisition à l’Elysée

« Des enquêteurs se sont présentés ce matin à la présidence de la République », a confirmé l’Elysée, assurant qu’il leur avait été indiqué que « les documents des agents de l’Élysée, détachables de l’activité du chef de l’Etat, et ainsi communicables, leur seraient transmis sur demande ».

Ces « opérations de perquisition » ont visé mardi « divers lieux », dont des « domiciles », a de son côté ajouté Pascal Prache, sans donner davantage de détails.

Des panthéonisations facturées à 2 millions d’euros

Ces opérations s’inscrivent dans le cadre d’une information judiciaire ouverte en octobre 2025 pour « favoritisme, prise illégale d’intérêt, corruption et trafic d’influence ». Elle vise « notamment les conditions d’attribution de certains marchés publics relatifs à l’organisation de cérémonies de panthéonisation par le Centre des monuments nationaux (CMN) », a poursuivi le procureur.

Selon Le Canard Enchaîné, qui a révélé l’affaire, les enquêteurs s’interrogent sur le choix de la société Shortcut Events pour organiser les cérémonies d’entrée au Panthéon des femmes et hommes illustres depuis 22 ans. Chaque panthéonisation a été facturée à l’Etat « autour de 2 millions d’euros », estime l’hebdomadaire satirique.

Selon l’article 67 de la Constitution, le président de la République n’est, en règle générale, pas responsable des actes accomplis en cette qualité. Il ne peut, durant son mandat et devant aucune juridiction ou autorité administrative française, être requis de témoigner ni faire l’objet d’une action, d’un acte d’information, d’instruction ou de poursuite.

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