Les fraudes aux allocations familiales explosent en 2025 : voici comment la CAF entend serrer la vis

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La modernisation du système de détection a permis à la Caisse nationale d’allocation familiales d’augmenter significativement le volume de fraudes détectées, et le Cnaf ne compte pas s’arrêter en si bon chemin.

La Caisse nationale d’allocations familiales (Cnaf) a indiqué mercredi avoir détecté 508,8 millions d’euros de fraude en 2025, une hausse de 13 % par rapport à l’année précédente, qu’elle attribue à la modernisation de son système et à sa politique de contrôle plus ciblée.

La Cnaf, qui verse chaque année près de 100 milliards d’euros d’aides à 13,5 millions d’allocataires, a réalisé 29,2 millions de contrôles l’an dernier.

La plupart (27,7 millions) sont réalisés de façon automatique, en vérifiant la cohérence des informations données par les allocataires auprès d’organismes partenaires, tels que France Travail ou les impôts.

Un algorithme pour cibler les allocataire à contrôler

Une minorité de ces vérifications (83.000) sont effectuées par 700 contrôleurs qui reçoivent les allocataires ou se rendent chez eux.

L’organisme souligne deux avancées qui ont permis l’amélioration des contrôles. D’une part, la mise en place des déclarations de ressources préremplies pour les bénéficiaires du RSA et de la prime d’activité, grâce aux informations automatiquement transmises par les employeurs et par des organismes partenaires.

D’autre part, la mise en oeuvre d’un algorithme qui aide à cibler les allocataire à contrôler, qui avait été dénoncé par les associations de lutte contre la pauvreté.

Des dépôts de plainte dans les cas les plus graves

« En sécurisant à la source les données, la modernisation des déclarations réduit le risque et permet le déploiement d’une politique de contrôle plus ciblée et donc efficace », a déclaré Nicolas Grivel, directeur général de la Cnaf, cité dans un dossier de presse.

Les fraudes sont sanctionnées, souligne la Cnaf, par des pénalités et dans les cas les plus graves, par un dépôt de plainte.

Au total, en 2025, les contrôles ont permis de régulariser 1,68 milliard d’euros. Parmi cette somme figure 1,27 milliard d’euros versées à tort aux allocataires, à la suite d’erreurs volontaires ou non de leur part. Le reste (408,9 millions d’euros) correspond à des sommes remboursées aux allocataires.

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