
À Salon-de-Provence, la famille d’un homme de 94 ans tente de résilier un contrat de leasing souscrit par le nonagénaire deux ans plus tôt. Malgré des attestations médicales prouvant son incapacité à conduire, le concessionnaire Citroën refuse toute résiliation. La famille envisage un recours en justice pour abus de faiblesse.
À Salon-de-Provence dans les Bouches-du-Rhône, la famille d’un homme de 94 ans découvre par hasard, en triant ses papiers, qu’il avait souscrit deux ans plus tôt un contrat de leasing à son insu. « On pensait qu’il avait acheté sa voiture mais on a découvert ce contrat portant sur un véhicule de 130 chevaux, d’une valeur de plus de 34 000 euros, indique son petit flls à Ici Provence. Il avait également souscrit tout un tas d’assurances qui ne sont pas utiles. Les mensualités étaient très élevées ».
Ce dernier se bat pour résilier un contrat de leasing courant jusqu’en 2027, signé par son grand-père dont la santé s’est dégradée. Aucune assurance souscrite ne couvre l’invalidité ou le décès, ce qui contraindrait la famille à payer jusqu’au bout du contrat même en cas de décès.
Abus de faiblesse ou respect de la loi ?
Le concessionnaire refuse de résilier le contrat, malgré les preuves médicales de l’incapacité du grand-père à conduire et sa connaissance de longue date de l’état de santé fragile du client.
Le petit-fils du nonagénaire dénonce un abus de faiblesse et réclame une meilleure protection des personnes âgées. Face à un concessionnaire retranché derrière la légalité, la famille doit choisir entre payer jusqu’en 2027 ou racheter le véhicule pour plus de 20 000 euros.








