À Montpellier, le ministre des Affaires étrangères Jean-Noël Barrot est venu défendre, ce vendredi 17 avril, une diplomatie qui peut être économique et sensibiliser aux enjeux internationaux. Face à des entrepreneurs, étudiants et chercheurs, il a insisté sur le rôle des citoyens et des diasporas dans un contexte mondial marqué par les tensions géopolitiques.
« Qu’est-ce que je fais, à Montpellier, alors qu’Ormuz est bloqué, et que la Russie brutalise l’Ukraine ? » Jean-Nöel Barrot a ouvert le débat dès les premières minutes d’une journée marathon passée à Montpellier, ce vendredi 17 avril. Réponse : « Je suis convaincu que face à la brutalisation du monde et ses bouleversements, chaque citoyen a un rôle à jouer, à son échelle, pour renforcer les liens internationaux. » Le ministre de l’Europe et des Affaires étrangères, dont la compagne est originaire de Montpellier, était surtout venu faire œuvre de pédagogie et expliquer l’action de la France à l’internationale.
Face aux chefs d’entreprise, chercheurs, étudiants et membres des diasporas
Auprès des chefs d’entreprises, d’abord. Dans les locaux de la Chambre de Commerce et d’Industrie, il a défendu une diplomatie « qui n’est pas seulement la relation entre les États, mais aussi un levier au service de nos entreprises dans un contexte où les désordres du monde ont des conséquences très directes. » Et le président de la CCI, André Deljarry, de rappeler les 53 Md€ d’exportations – 10Md€ rien qu’au Moyen-Orient – et les 39Md€ de produits importés par les entreprises Françaises.
Les entrepreneurs, puis les étudiants de la faculté de Droit et les lycéens de Jules Guesde, avant les chercheurs de l’ICM et du Cirad. Jean-Noël Barrot a fait un vaste tour de la « ville monde qu’est Montpellier » et de ses acteurs. Jusqu’à la Maison des relations internationales où a été signée une charte élaborée lors de la dernière biennale Euro Africa, rappelant l’importance du rôle des diasporas dans l’intensification des échanges internationaux. C’est finalement face à un panel de Montpelliérains que le ministre a conclu sa visite, après un passage par Midi Libre.











