Blessée au couteau lors d’une rixe dans la rue à Montpellier, puis placée en garde à vue, une jeune fille mineure se dit choquée

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Cette jeune Montpelliéraine de 17 ans explique s’être retrouvée, malgré elle, dans une altercation entre plusieurs jeunes, dans le quartier Lemasson à Montpellier. Elle a été blessée au bras par un coup de couteau. Mise en cause par ses agresseurs lors de leurs auditions, elle a ensuite passé une nuit en garde à vue. Des faits qu’elle dénonce, entourée de sa mère et de son avocat.

Une jeune Montpelliéraine de 17 ans a été blessée par un coup de couteau au bras, samedi 4 avril en fin de journée dans le quartier Lemasson à Montpellier. Prise malgré elle dans une altercation entre plusieurs personnes, elle a dû subir cinq points de suture. Un préjudice physique auquel s’est ajouté un placement en garde à vue au commissariat au lendemain des faits, l’adolescente étant mise en cause, dans leurs déclarations, par les individus interpellés juste après les faits.

Un différend sur les réseaux sociaux à l’origine de la rixe

Une situation qu’elle dénonce, traumatisée par ces événements. Entourée de sa mère et de son avocat, Me Marc Gallix, la jeune fille domiciliée dans le quartier Malbosc, au nord de Montpellier, explique qu’elle accompagnait ce soir-là une amie dont elle avait fait la connaissance récemment. Vers 19 h, toutes deux ont été prises à partie à un arrêt de tramway. « Un garçon, dont mon amie connaît la sœur, nous a abordées. Il a giflé ma copine, puis m’a giflée à moi. Il a ensuite dit à une fille qui était avec lui : « plante-la ! ». C’est elle qui m’a donné le coup de couteau. Je me suis enfuie, et c’est plus tard que j’ai vu que j’étais blessée ».

D’après l’enquête de la police nationale, tout serait parti d’un différend, né sur les réseaux sociaux, entre l’amie de la victime et une autre mineure. Le frère serait venu demander des comptes, rejoint par sa mère et sa sœur. À la rixe initiale, succède une course-poursuite dans le quartier. À son arrivée sur place, la police nationale trouve une situation confuse.

« Ma cliente a passé une nuit en garde à vue sur instruction du parquet, alors qu’elle est victime et n’a rien fait. Elle en a été choquée. C’est une lycéenne, bonne élève. Elle aurait dû être auditionnée en tant que victime », estime Me Gallix. « La garde à vue n’est pas une mesure anodine. Elle prive de liberté et doit concerner des cas exceptionnels ». La jeune fille fait aujourd’hui l’objet d’une convocation à la Maison de la justice, en vue d’un classement sous condition, suite aux violences légères qu’on lui reproche. « J’ai déconseillé à ma cliente de s’y présenter », ajoute Me Gallix.

« La garde à vue est un acte d’enquête »

La police nationale, pour sa part, rappelle que « la garde à vue a vocation à recueillir des éléments. C’est un acte d’enquête ». Elle note que dans cette affaire, il régnait dans un premier « une confusion dans le rôle des uns et des autres. Il y avait besoin de se poser et d’entendre les différentes parties. La garde à vue permet en outre aux mis en cause de bénéficier de droits », précise-t-on à l’hôtel de police.

À la suite des différentes auditions, la jeune mineure qui a porté le coup de couteau, a été déférée devant le juge des enfants.

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