Arrivé en tête au premier tour des élections municipales à Nîmes, Julien Sanchez, candidat pour le Rassemblement national, a déposé ce lundi 16 mars après-midi sa liste, inchangée, en préfecture
Distribution de tracts, rencontres avec « les personnes qui souhaitent me voir, notamment pas mal de chefs d’entreprise, d’acteurs touristiques, économiques », la semaine d’entre-deux-tours va vite passer pour Julien Sanchez, candidat du Rassemblement national sorti en tête du scrutin des élections municipales à Nîmes ce dimanche 15 mars (30,39 %). Dès ce lundi après-midi, peu avant 16 h, l’homme a déposé sa liste en préfecture, qui sera finalement inchangée par rapport au premier tour, malgré une main tendue à Franck Proust.
« Franck Proust voulait le poste de maire. Ça me paraissait compliqué… »
« On s’est eu hier soir au téléphone. Je lui ai proposé 8 positions éligibles sur ma liste, dont 4 postes d’adjoints. Cela me paraissait acceptable. Mais ce qui m’a été répondu, c’est qu’il souhaitait le poste de maire, assure Julien Sanchez. Ça me paraissait compliqué vu son score ! » Compliqué aussi pour le candidat RN d’accepter éventuellement de lui laisser le poste de président de Nîmes Métropole : « Je pense que ça ne serait pas sain parce qu’il n’a pas forcément laissé de bons souvenirs à l’agglomération. Et des gens sont pressés qu’il parte, en fait, que ce soit des employés ou des élus. Il aurait pu être adjoint au maire. Qu’il ne le veuille pas, je l’entends. Mais dans ce cas-là, il se retire et il propose des personnes de sa liste pour continuer à porter ses idées. » Le choix de Franck Proust et de son équipe s’est finalement plutôt tourné vers une fusion avec Julien Plantier.
« L’alliance Proust-Plantier se saborde toute seule pour moi »
Une fusion que le candidat d’extrême droite voit avec circonspection : « L’alliance Proust-Plantier se saborde toute seule pour moi car ces gens se détestent. Je suis très curieux d’ailleurs de voir comment vont réagir les gens qui ne seront pas sur la liste parce que pour en connaître pas mal, certains m’auraient rejoint s’ils y avaient eu une alliance avant le premier tour, dévoile Julien Sanchez. Mais là, entre les deux tours, le seul moyen que j’aurais eu de les mettre sur ma liste, c’est en cas de fusion avec Franck Proust. La règle est faite comme ça. »
Enfin, pour le candidat Rassemblement national, « le fait de dire que Proust a fait 19 et Plantier 15, soit 34 %, ça ne marche pas. Car beaucoup de gens ne se retrouveront pas dans cette union. Et comment penser que celui qui est à 19 % peut plus facilement arriver à 37, 38 % que celui qui est à 30 % au premier tour. Je veux bien avoir beaucoup d’imagination, mais ce n’est pas logique. »
Le député européen RN compte désormais sur la mobilisation des « électeurs du Rassemblement national qui ne sont pas allés voter au premier tour et qui pourraient se dire que c’est possible de gagner » et sur son programme centré autour de la sécurité pour faire la différence face à Vincent Bouget et la liste d’Union de la gauche.








