Malgré sa volonté de sortir de l’isolement, Cédric Jubillar y est maintenu depuis 5 longues années par l’administration pénitentiaire qui évoque des raisons sécuritaires pour justifier son choix. Condamné à 30 ans de réclusion criminelle, il se plaint de ses conditions de détention.
Voilà près de 5 ans que Cédric Jubillar est placé à l’isolement au sein de la maison d’arrêt de Seysses, en Haute-Garonne. Depuis le 18 juin 2021, il ne peut côtoyer d’autres détenus et se plaint du bruit incessant et des hurlements des autres détenus à proximité.
L’homme serait « quasi dépressif », si l’on en croit les propos de son avocat rapportés par nos confrères de La Dépêche. « Je n’ai jamais vu un type aussi dégradé en détention, il est exténué, je ne peux pas préparer sa défense dans ses conditions car je ne peux pas échanger normalement avec lui », a indiqué Pierre Debuisson, un de ses avocats à l’administration pénitentiaire.
« Je suis à bout, je n’arrive pas à dormir »
« Je n’en peux plus, je suis à bout, je n’arrive pas à dormir », a pour sa part déclaré Cédric Jubillar. Mais pour l’administration pénitentiaire, hors de question de modifier son régime carcéral. Le seul capable, selon elle, de protéger le peintre plaquiste rendu vulnérable par la médiatisation accrue dont a fait l’objet son affaire.
Elle a pour l’heure toujours émis une « proposition de prolongation » de ce régime, motivée notamment par la sécurité du détenu. Cédric Jubillar sera jugé en appel à partir du 21 septembre 2026 à Toulouse.








