"Tout était moisi" : Kantin est mort à 29 ans d’une pleurésie contractée dans son logement insalubre, sa mère témoigne

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À Saint-Brieuc (Côtes-d’Armor), une mère se bat pour faire reconnaître la responsabilité de l’insalubrité de son logement HLM dans la mort de son fils de 29 ans en 2024. En février, la justice a admis un lien partiel avec l’humidité.

« On lui a pris sa vie parce qu’un office HLM n’a pas rénové son appartement correctement ». À Saint-Brieuc dans les Côtes d’Amor, une mère poursuit son combat pour faire reconnaître le rôle de l’insalubrité de son logement dans la mort de son fils, survenue en 2024. Chantal Callet témoigne sur ICI Armorique.

« Il n’arrivait même plus à aller à l’université »

Kantin, le fils de Chantal est décédé à 29 ans à l’hôpital des suites d’une pleurésie contractée deux ans plus tôt. À l’époque, il vivait dans un appartement HLM marqué par une forte humidité et des moisissures persistantes.

Sa mère décrit un environnement totalement insalubre : « Sa chambre, le plafond, les murs, tout était moisi », raconte-t-elle. « Il n’y avait pas d’aération. Les microbes envahissaient carrément la pièce. Les murs étaient imprégnés. J’avais beau nettoyer, lessiver à la javel, ça revenait sans cesse. »

Convaincue d’un lien direct entre ce logement et la dégradation de l’état de santé de son fils, Chantal affirme : « Il n’avait jamais eu de problème de santé, il faisait du sport. Et puis son état s’est dégradé. Il n’arrivait même plus à aller à l’université, au niveau respiratoire ça n’allait plus. C’était dû à sa chambre, ça ne pouvait être que ça. Les moisissures de notre HLM ont tué mon fils ». Sur son lit d’hôpital, Kantin ne pesait plus que 40 kg pour 1,82 mètre, écrit ICI Armorique.

« Il fallait les conduire au tribunal »

Malgré plusieurs signalements au bailleur, aucune solution n’a été apportée : « Je me suis dit que j’allais me battre jusqu’au bout. Hors de question de laisser passer ça. Je les avais prévenus plusieurs fois et personne n’a bougé. Il fallait les conduire au tribunal », explique-t-elle.

En février un juge a reconnu que « l’aggravation de l’état de santé » de Kantin était « en partie imputable aux problèmes d’humidité ». Le bailleur a été condamné à verser 11 850 euros à la mère de famille.

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