Le jeune homme, condamné à plusieurs reprises pour des infractions liées aux stupéfiants, a été interpellé le 16 avril dernier sur un point de deal à Nîmes. Il venait tout juste de sortir de prison, après une précédente condamnation pour stupéfiants, pour laquelle il a été interdit de paraître dans les Bouches-du-Rhône.
« J’ai juste crié, vous allez pas me maintenir en détention pour ça », a déclaré le prévenu, ce lundi 20 avril, devant le tribunal correctionnel de Nîmes. Effectivement, le jeune homme, originaire du Val d’Oise, a été interpellé quelques jours plus tôt, le 16 avril, sur un point de deal dans un quartier de Nîmes. Lors de son arrestation, il venait d’alerter les dealers de la présence des policiers.
Ce lundi donc, il a été présenté dans le cadre d’une comparution immédiate pour complicité d’offre et de cession de produits stupéfiants, mais aussi pour avoir refusé de remettre le code de déverrouillage de son téléphone lors de sa garde à vue. « Je ne savais même pas que c’était une infraction », a assuré le vingtenaire dans le box des prévenus.
Sorti de prison deux mois plus tôt
Mais sur les faits, il n’en dira pas plus. Il n’a d’ailleurs pas été questionné d’avantage par le président du tribunal. Car en raison de la grève des avocats, le dossier a automatiquement été renvoyé à une audience ultérieure. Le tribunal s’est uniquement prononcé sur les mesures de sûreté dans l’attente du procès. Et autant dire que, lors de l’évocation de sa personnalité, les antécédents judiciaires du prévenu ont interpellé le magistrat.
En effet, malgré son jeune âge – il est âgé de seulement 22 ans –, le jeune homme a déjà un casier bien fourni. Il fait état de dix mentions pour des affaires liées aux stupéfiants, mais aussi pour des violences sur personnes dépositaires de l’autorité publique.
Lors de son interpellation à Nîmes, il venait d’ailleurs tout juste de sortir de prison. Le tribunal de Tarascon l’avait condamné à une peine d’un an de prison, avec interdiction de paraître dans les Bouches-du-Rhône, pour un autre dossier de stupéfiants. « Il dit qu’il n’a fait que crier, mais il a bien participé à un trafic de drogues », a estimé le procureur, qui a requis un maintien en détention afin d’éviter tout risque de récidive. Des réquisitions qui ont été suivies par le tribunal. Le jeune homme a été reconduit en détention provisoire dans l’attente de son procès, désormais fixé au mois de juin.








