Un arrêté ministériel publié au Journal officiel le 14 avril dernier a reconnu l’état de catastrophe naturelle à la commune de Marseillan, en raison de la sécheresse qu’a subie la commune pendant toute l’année 2025. Une quarantaine de maisons sont concernées par des dégâts en raison de ce phénomène météorologique.
Ces habitants de Marseillan vont pouvoir envisager le futur avec un peu plus de certitudes. Pendant toute l’année 2025, la commune du littoral héraultais a connu un épisode de sécheresse important. Ce qui a provoqué des dégâts sur une quarantaine de maisons.
« Entre la hausse des températures et la diminution de la pluviométrie, le tout sur des terres argileuses comme chez nous, ça fait des dégâts, explique le maire de Marseillan, Yves Michel. D’autant que ces maisons n’ont pas été construites avec les préconisations actuelles. Il y a donc des fissures qui apparaissent en raison des mouvements de terrain. »
D’importants travaux pour remettre en état
Et les travaux pour remettre en état les propriétés, notamment à l’aide de pieux à enfoncer profondément dans le sol, peuvent s’avérer très coûteux. « Ce sont des travaux qui sont lourds car toute l’armature d’une maison peut avoir été touchée. Pour certains, ça représente entre 150 et 300 000 € de travaux », éclaire encore le maire. Une telle reconnaissance d’état de catastrophe naturelle par l’État va permettre d’ouvrir un droit à des indemnisations pour les personnes assurées pour ce type d’aléa.
Des conséquences directes du changement climatique
Mais il faut faire vite, précise la préfecture de l’Hérault dans un communiqué : « À partir de la parution de l’arrêté de catastrophe naturelle au Journal officiel (le 14 avril, donc), les particuliers disposent d’un délai maximum de 30 jours pour déclarer le sinistre à leur compagnie d’assurance ».
Le maire et ses équipes ont donc tenté de joindre tout le monde, afin que tout soit fait dans les temps. « On est content qu’ils puissent avoir des dédommagements et que leur projet de vie ne soit pas mis à mal par le changement climatique. Que beaucoup décrivent d’ailleurs comme seulement des paroles ou un ressenti. Là, ce sont des éléments objectifs et concrets, cela prouve qu’il y a des conséquences directes du changement climatique », tient à souligner Yves Michel.










