Municipales 2026 à Nîmes : "C’est le choix de la responsabilité et de la raison" : la liste de fusion Proust / Plantier-Rouverand déposée en préfecture ce mardi matin

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Arrivées en troisième et quatrième positions avec respectivement 20 % et 15 % des suffrages, Franck Proust et Julien Plantier fusionnent leurs listes "pour faire barrage aux extrêmes".

Les mines sont un peu tirées car les dernières nuits ont été courtes mais les sourires de circonstances sont de sortie ! Ce mardi matin, avant de déposer leur liste commune « Nîmes par-dessus tout » à 11 h en préfecture, Franck Proust, Julien Plantier, Valérie Rouverand et une vingtaine de colistiers se sont réunis sur l’Esplanade pour répondre à la presse.

Proust, Plantier et Rouverand, des candidats qui marchent (enfin) d’un même pas sur une liste commune. Midi Libre – MiKAEL ANISSET

« La politique est une leçon d’humilité. Les électeurs nous ont fait payer la désunion. Cette liste fusionnée, c’est donc le choix de la raison et de la responsabilité », lance Franck Proust qui en prend la tête. Avant d’expliquer que cette fusion n’est pas du tripatouillage, « c’est la fusion de gens qui ont longtemps travaillé ensemble, nous avons 90 % de points communs et aucune divergence profonde », insiste-t-il.

« C’est le choix de l’intérêt général », ajoute Julien Plantier qui rappelle qu’il avait cherché, en vain, à faire alliance avec Franck Proust avant le premier tour. « Dimanche soir, on a même imaginé le retrait. La seule question qui ne s’est pas posée, c’est celle du maintien », ajoute-t-il. Ni celle d’une fusion avec la liste du RN dit Franck Proust : « Vous me voyez adjoint de Sanchez ? J’ai toujours dit non au RN comme Jean-Paul Fournier ».

« On va de l’avant, c’est un match gagnable ! », assure Franck Proust

Les voilà donc sur le même bateau après avoir fait barque séparée, sur une liste dont les colistiers sont issus à 60 % de la liste Proust et à 40 % de la liste Plantier. Bien sûr, il y a eu des déçus, des frustrations, des compromis douloureux mais « maintenant, on regarde devant, c’est un match gagnable ! », lance Franck Proust. Et sur le terrain, les gens nous disent merci et bravo d’avoir fait cette union ». Exit donc Christophe Pio, adjoint aux halles, Jérôme Nutile, Richard Schieven, adjoint à la sécurité, Jean-Olivier Arnaud ou Pascal Gourdel. « Dans toutes les familles, il y a des chicayas mais ce qui compte, c’est la famille. On est uni pour un but commun : que cette ville ne tombe pas aux extrêmes », lance Dolorès Orlay-Moureau qui reste donc dans l’aventure.

La liste Nimes par-dessus tout

59 noms : Franck Proust, Valérie Rouverand, Julien Plantier, Valentine Wolber, Thierry Procida, Sophie Roulle, Julien Devèze, Ludivine Furnon, François Courdil, Dominique Lacambra, Xavier Douais, Tiphaine Leblond, David Tebib, Dolorès Orlay-Moureau, Pierre-Édouard Thibaud, Ariane Deruydts, Karim Hazza, Monique Marzo, Frédéric Pastor, Yiter Sitzia, Jean-Marc Campello, Aurélie Prohin-Marguet, Corentin Carpentier, Marie Ménétrier, Nicolas Delprat, Bénédicte Bozio, Nicolas Rainville, Géraldine Rey-Deschamps, Rachid Benmahrouz, Anne Colomb-Cuillery, Bruno Rochard, Annabelle Carbo, Christian Douillet, Pascale Venturini, François Lalanne, Muriel Thomas, Bernard Angelras, Michèle El Baz, Richard Tiberino, Marine Theulon, Alexandre Autin, Laurence Remaud, Emmanuel Carrière, Marie-Anne Dalmas-Commeinhes, Alain Espeisse, Sylvie Berthiot, Farid M’Chita, Anne-Florence Gaujoux, François Ericher, Aude Mifsud, Benjamin Cuille, Béatrice Durand, Julien Garcia, Joëlle Pellissier, Daniel Kohen, Brigitte Dumas, Laurent Burgoa, Mary Bourgade et Jean-Paul Fournier.

Sur le programme commun, la liste Plantier impose la baisse des 6 % des impôts locaux, que la liste Proust avait pourtant jugée irresponsable pendant la campagne, la baisse des indemnités des élus de 15 %, celle de Proust, la gratuité des cantines.

Une fusion n’est pas une addition

« Nous sommes la seule liste crédible pour faire barrage aux extrêmes », assènent les colistiers. « Je suis encore marqué au fer rouge par l’épisode communiste en 1995 », dit Franck Proust. Leur leitmotiv : les extrêmes, mettant dans le même sac, le Rassemblement national, arrivé en tête avec 30,39 % et la gauche unie, deuxième avec 30,05 %.

Mais une fusion reste plus subtile qu’une simple addition. Les 20 % de la liste Proust et les 15 % de la liste Plantier feront-ils un score d’au moins 35 % des voix dans les urnes dimanche ? « Nous allons arpenter le terrain pendant quatre jours, tracter, faire du porte à porte. Un Nîmois sur deux n’a pas voté, on va aller chercher les abstentionnistes », dit Thierry Procida. « Avec quel maire les Nîmois veulent-ils se réveiller lundi matin ? »

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