Sénatoriales 2026 : la progression du Rassemblement national va-t-elle rebattre les cartes dans le Gard ?

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Le Rassemblement national, qui a remporté plusieurs villes lors des élections municipales à Bagnols-sur-Cèze, Vauvert, Beaucaire et des intercommunalités, pourrait bien bousculer l’ordre établi en septembre prochain lors des élections sénatoriales.

Après les élections municipales et celles des nouvelles équipes intercommunales, d’autres enjeux électoraux se profilent à l’horizon, à commencer par les sénatoriales organisées dimanche 27 septembre. Les trois postes de sénateurs occupés par Laurent Burgoa (Les Républicains), Vivette Lopez (LR) et Denis Bouad (PS) seront à nouveau en jeu.

Au regard des résultats des dernières élections, des surprises peuvent-elles émerger ? Le Rassemblement national a remporté de nouvelles villes comme Bagnols-sur-Cèze et Vauvert, mais aussi la gouvernance des communautés de communes comme celles de Petite Camargue et Beaucaire Terre d’Argence, au détriment de la gauche, progressé aussi en nombre d’élus municipaux d’oppositions comme à Alès et à Nîmes.

Cette nouvelle donne pourrait rebattre les cartes. Elle n’a pas échappé à Denis Bouad : « Si la grande satisfaction, c’est la victoire de Vincent Bouget, de la gauche et des écologistes à Nîmes, je constate aussi que le RN est la principale force d’opposition à Nîmes et à Alès. Jean Denat, malgré son très bon bilan à Vauvert, a perdu, ce que je regrette. Ce qui prouve l’implantation du RN de plus en plus forte dans le sud. J’ai la conviction que la droite n’existe plus avec une bascule de l’électorat vers le RN. La droite s’est pris un grand coup sur la tête. »

Le rôle des maires de petites communes

La gauche et le centre-gauche ont laissé aussi des plumes lors de ces élections locales en perdant également les mairies de Vauvert et du Grau-du-Roi, celle-ci autrefois dirigée par Robert Crauste. Une prise de la droite par Charly Crespe. Le comportement des maires de communes gardoises de taille plus modeste interpelle aussi les sénateurs du département : « Certains ont voté RN lors des élections intercommunales. »

À l’Agglo de Nîmes métropole, l’extrême droite a recueilli dix voix de plus que son nombre d’élus désignés à la base. Dans la communauté de communes Beaucaire Terre d’Argence, ce sont des élus de Fourques non étiquetés qui ont fait basculer le vote en faveur du maire de Beaucaire Nelson Chaudon.

Lors des sénatoriales, il faut savoir que 95 % des grands électeurs (près de 1 900 en 2020), désignés le 5 juin, ceux qui vont décider de l’issue du scrutin, proviennent des rangs des délégués des conseils municipaux. Les députés, sénateurs prennent part au vote, mais aussi les conseillers régionaux et les conseillers départementaux.

La gauche a un avantage à la Région, présidée par la socialiste Carole Delga, et au Département. La présidente PS Françoise Laurent-Perrigot s’appuie aussi sur une majorité d’élus socialistes, écologistes et communistes. « Pour ces sénatoriales, comme pour les futures élections, présidentielle en 2027, départementales en 2028, il faut l’union de la gauche et des écologistes, seule condition pour gagner. On l’a constaté à Nîmes récemment et cela m’avait réussi en 2020 », souligne Denis Bouad.

Laurent Burgoa sur de gros dossiers

Ce dernier ne se déclare pas candidat pour l’instant, dans l’attente des investitures du PS dans quelques semaines. Si la gauche peut viser un deuxième sénateur même si cela sera difficile, la droite ne compte pas se laisser faire. Laurent Burgoa, qui n’a pas encore constitué sa liste, s’est positionné sur de multiples dossiers, notamment sur les eaux de Perrier, sur la défense des manifestations taurines avec la problématique des assurances. Il a sillonné le terrain, ce qui pourrait l’avantager. Mais, comme l’avait indiqué Julien Sanchez dans un entretien à Midi Libre, le RN veut lui barrer la route.

En 2020, l’extrême droite avait recueilli un peu plus de 200 voix, pour près de 11 % des votes. Il faudrait avoir une très forte progression de l’extrême droite pour qu’elle obtienne un siège de sénateur. La droite, dont la tête de liste était Vivette Lopez, qui ne se représente pas, avec Laurent Burgoa en deuxième position, en avait obtenu deux sièges en 2020 avec 672 voix. Denis Bouad avait recueilli 663 votes. Le suspense reste entier six ans plus tard.

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