"Sur 305 parcelles, au moins la moitié a été ravagée" : depuis les travaux au parc Chirac, la colère des riverains face aux sangliers

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Depuis les lancements des travaux du futur parc urbain Jacque Chirac, ex-pépinière Pichon, les riverains résidants à proximité observe une augmentation du nombre de sangliers. Une présence non désirée des gibiers qui entraîne de nombreux dégâts. Sans solution évoquée selon les concernés.

« C’est un enfer », témoigne Mohamed Ramzi, président de l’association Jardins ouvriers, situé sur la route d’Arles à Nîmes. Depuis quelque temps, il observe, impuissant, à une présence de plus en plus accrue des sangliers. « Ils détruisent tout. Sur les 305 parcelles où se trouvent les jardins, plus de la moitié a été ravagée », déplore-t-il. Terres retournées, légumes détruits dès la plantation, clôtures arrachées… les dégâts sont considérables. Et les réparations sont à la charge des familles, qui louent les parcelles à l’association.

« On retrouve les ordures semées partout »

Une situation qui n’est pas nouvelle, mais qui se détériore depuis le début des travaux du parc urbain Jacques-Chirac, à l’automne dernier. « On avait l’habitude de voir un ou deux sangliers dans l’été, mais là, on parle d’une quinzaine. Ils ne peuvent plus aller dans le parc, alors ils s’installent chez nous », poursuit-il. Preuve en est, dimanche dernier, une famille de neuf sangliers a été observée dans le parc pour enfants. Et les habitants, logeant à proximité des Jardins ouvriers, ne sont pas épargnés. « Ils tombent les poubelles, fouillent tout. Le matin, on retrouve les ordures semées partout », confie José Morais, un voisin de l’association.

D’autant que leur présence a déjà posé problème dans le passé« L’année dernière, en rentrant, mon fils s’est retrouvé en voiture, devant le portail, avec les sangliers face à lui. Il a fallu qu’il attende qu’ils se barrent », poursuit le riverain, qui regrette que la rue Rivoli, où il réside, ne soit pas débroussaillée entièrement pour limiter la présence de ces bêtes.

Des promeneurs attaqués avec leur chien

Mireille Rodriguez, à la tête de La colo des toutous, située dans la même rue, a, elle, eu moins de chance. « Il y a un peu plus d’un an, je promenais ma chienne et deux autres chiens que je gardais, un peu avant 8 heures. Et je me retrouve face à trois sangliers. L’un d’eux charge ma chienne. Je l’ai retrouvé en sang. Elle a eu 10 points de suture », se remémore-t-elle. Et évoque un autre accident, avec un jeune qui, lui aussi, promenait son chien et s’est retrouvé attaqué par les cochons sauvages.

Quelles interventions possibles en ville ?

Julien Roussel, adjoint délégué à la Chasse notamment, reconnaît la complexité d’intervenir en zone périurbaine. "À part la sécurisation des lieux pour éviter les accidents de la route ou les accidents avec les riverains, la Ville est limitée dans ces interventions. C’est une compétence de la préfecture", rappelle-t-il.

Et précise que, dans ce cas précis, les meilleures options resteraient l’installation de cages ou l’autorisation de tirs de nuit à faible distance par le lieutenant de louveterie. L’élu conseille également aux particuliers, de débroussailler régulièrement, afin de limiter les zones où les sangliers peuvent se cacher. De son côté, la préfecture du Gard n’a pas encore donné suite à nos sollicitations.

Face à cette problématique, Mohamed Ramzi des Jardins ouvriers assure avoir contacté tous les services : mairie et fédération de la chasse. « Mais ils se renvoient la balle », observe-t-il. Une situation inquiétante donc, qui laisse les riverains désemparés et impuissants. « Il faut qu’ils réagissent », martèle Mireille Rodriguez, qui craint une nouvelle attaque. « La situation devient urgente », conclut, de son côté, le président des Jardins ouvriers, qui craint que la situation se dégrade encore plus avec l’arrivée du printemps.

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