"On est tous aux côtés de la famille" : à Sévérac d’Aveyron, l’émotion et la colère ne retombent pas après l’agression d’un rugbyman

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Les habitants rencontrés sont sous le choc, tandis que l’état de la victime semble s’améliorer.

Comment rester indifférent à un tel drame ? Dans la commune de Sévérac d’Aveyron, toutes les conversations tournent ce mardi autour de l’enfant du pays, Noha Loubety, ce jeune rugbyman évacué en urgence absolue dimanche après avoir été frappé à la tête par un adversaire. Avec angoisse, chacun guette l’évolution de l’état de santé de la victime, issue d’une famille bien implantée dans cette commune de 4 000 âmes.

« Les nouvelles sont plutôt bonnes »

« Je suis sidéré par une telle violence, confie le maire Edmond Gros, médecin de profession. Aujourd’hui, les nouvelles que nous avons reçues sont plutôt bonnes, et je souhaite qu’il se remette sans séquelles de cette terrible agression. » « J’étais présent dimanche après-midi, et j’ai vu le joueur adverse frapper Noha de façon délibérée, renchérit Fabrice Frayssinet, candidat aux élections municipales. C’est inexcusable ! Je suis aux côtés de la famille et du club. »

La quiétude du bourg aveyronnais a été troublée par cette affaire. Cyprien Delobette

Un accompagnement psychologique pour les joueurs

À l’Union sportive Sévérac XV, l’émotion est en effet immense, tant un tel acte de méchanceté était inattendu. Les membres du bureau ont rapidement mis en place une cellule de crise pour les coéquipiers de la victime, et un accompagnement psychologique plus approfondi va leur être proposé. Contacté, le vice-président du club Joël Agulhon déclare vouloir protéger ses joueurs, qui préfèrent ne pas s’exprimer sur l’affaire. Le dirigeant invite également au calme, après le relais d’appels à la vengeance sur les réseaux sociaux.

Un bel élan de solidarité

Se tenant en permanence aux nouvelles, le dirigeant aveyronnais salue toutefois le bel élan de solidarité qui entoure Noha Loubety, ainsi que l’implication de la Ligue d’Occitanie, qui a loué un appartement pour sa famille à proximité de l’hôpital de Toulouse. En attendant les suites judiciaires de l’agression, c’est un mélange de ressentiment et de tristesse qui domine chez les Sévéragais rencontrés ce mardi : « On reste tous choqués, glisse entre deux clients Delphine, la gérante du café Chez Petou. Les rugbymen viennent souvent ici, c’est un peu leur QG. On est tous avec la famille, on espère qu’il va s’en sortir ! »

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