« Je vais te tuer, je vais te tuer », à Dinan, il menace sa compagne avec un couteau à steak

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Des affaires de violences conjugales, les tribunaux ont l’habitude d’en traiter, mais parfois les situations sont plus atypiques. Comme ce mardi 28 avril 2026 où le tribunal de Dinan (Côtes-d’Armor) a dû statuer sur la dispute entre une jeune majeure sous curatelle et son ex-compagnon, un homme tunisien qui bénéficiait d’un interprète.

Couteau à steak, coup sur le bras et poursuite en scooter

L’histoire telle que la raconte la plaignante, c’est que son ancien compagnon et elle vivaient ensemble lorsqu’un soir de juin 2024, à Dinan, il est rentré chez eux, a vu qu’elle avait invité une amie et s’est énervé.

Il aurait alors pris un couteau à steak, l’aurait pointé vers sa compagne et aurait dit « je vais te tuer, je vais te tuer » aux deux femmes présentes. Après avoir posé le couteau, il lui aurait donné un grand coup sur le bras et elle serait sortie avec son amie pour aller à la gendarmerie. L’homme, lui, les aurait suivies en scooter.

À la gendarmerie, les témoignages des deux femmes, choquées, concordent en tous points et le coup sur le bras de la victime est constaté.

Le prévenu nie les faits

Pourtant, l’homme nie. Oui il était énervé, parce que c’était l’Aïd ce jour-là et qu’il ne s’attendait pas à trouver sa compagne en train de boire des bières avec une amie.

La trace sur son bras ? C’est parce qu’il a cherché à sortir de leur domicile et qu’elle s’est interposée alors il l’a poussé. Tout le reste est inventé, il n’y a jamais eu de couteau à steak « jamais de la vie j’ai touché une femme », conclut avec véhémence le prévenu.

Une situation conjugale floue

Mais là où les témoignages diffèrent encore plus, c’est sur leur situation actuelle.

Tout du long de l’audience, l’homme expliquera vivre toujours chez la plaignante, être toujours en couple avec elle et lui donner régulièrement de l’argent pour les frais du foyer.

Son avocat sort des captures d’écran de conversations comme preuves, avec des détails de leur quotidien. Le prévenu affirme que la veille encore, elle lui aurait dit de ne pas s’inquiéter, qu’il ne lui arriverait rien.

Interrogée, la femme répond timidement. « Oui je dis la vérité. On se voit, mais on vit pas ensemble. On a un bon contact, on est bons amis, mais on n’est pas ensemble. »

« Je ne sais pas qui se moque de qui, résume la procureure de la République. Soit lui s’imagine vivre une histoire d’amour qui n’existe pas et c’est très inquiétant, soit elle ne comprend pas ce qu’elle vit. »

« Ma cliente a une grande vulnérabilité »

L’avocate de la partie civile, maître Nonorgue, rappelle le contexte. « Ma cliente est une jeune femme sous curatelle renforcée. Elle a une grande vulnérabilité qui amène de la confusion et une absence de projection sur les conséquences de ses actes. Lui a du panache, répond facilement aux questions, elle s’est recroquevillée dès qu’on lui a parlé. Depuis le début avec moi elle est claire et me dit “je ne veux pas qu’il me parle” ». Elle réclame des dommages et intérêts pour sa cliente, ainsi qu’une interdiction de contact.

Ces arguments, l’avocat de la défense ne les entend pas. Citant à nouveau les messages « je t’aime » « tu peux rentrer c’est chez toi aussi » il finit par asséner « madame ment ». À ses mots, la jeune femme sort de la pièce en larmes.

Interdiction d’entrer en contact

Finalement, elle n’aura plus à revoir son ex-compagnon. Il écope de six mois, sans aménagement de peine, puisqu’il n’est pas capable d’indiquer son domicile. Il a également interdiction de paraître au domicile de la jeune femme pendant trois ans ainsi que de rentrer en contact avec elle.

Alors que l’audience est levée et que chacun remballe ses affaires, l’avocat du prévenu s’approche de la plaignante et lui rend son trousseau de clés, celui que son ex-compagnon possédait toujours. Cette fois c’est officiel : ils ne vivront plus ensemble.

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