Patrick Malavieille, vice-président du Conseil départemental et Olivier Lataste, directeur du Cratère, ont évoqué leur crainte de voir la culture maltraitée en cas d’arrivée du RN au pouvoir à Alès.
« En tant qu’acteurs de la culture, on n’est pas là pour lancer une injonction pour dire aux gens pour qui ils doivent voter, indique devant la presse, ce mercredi, Olivier Lataste, directeur du Cratère avant de préciser sa pensée. En revanche, dans le cadre de mes activités syndicales, je souhaite faire pression sur les candidats pour insister sur le fait que la culture reste une mission de service public avec des valeurs d’union, d’émancipation et d’humanisme. Force est de constater que ces valeurs-là ne sont pas au rendez-vous avec l’extrême droite. »
« L’identité, ce n’est pas l’identitaire », Patrick Malavieille
Patrick Malavieille, vice-président du Conseil départemental enchaîne : « mon expérience au Département est claire. Toutes les subventions sont rejetées par le RN, y compris sur la ville et les communautés de communes. Aujourd’hui, le schéma départemental basé sur la coopération entre l’État, la Région, le Département, les agglos, les villes risque de s’effondrer, la spécificité autour de la culture fait pourtant consensus. »
L’élu insiste : « La culture ce n’est pas seulement organiser un festival du santon et installer des crèches à l’hôtel de ville. Ça ne suffit pas. Même s’il faut défendre les traditions. L’identité, ce n’est pas l’identitaire. »
En cette année du 50e anniversaire de la mort d’André Malraux, et du 30e anniversaire de sa panthéonisation, Olivier Lataste rappelle que « la décentralisation culturelle est sa création avec l’appui du Général de Gaule qui a créé la première scène culturelle en 1959. Il faut aussi se souvenir de l’engagement d’André Malraux pendant la guerre d’Espagne, lui qui a fait partie des Brigades internationales. »






