Guerre au Moyen-Orient : après leur fuite, les expatriés et exilés fiscaux ont désormais très peur de devoir payer des impôts

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Des expatriés ont quitté les Émirats à cause de la guerre mais maintenant ils ont peur de payer des impôts, faute d’avoir passé suffisamment de temps dans le pays. Conscients de cette inquiétude, les Émirats arabes unis ont annoncé qu’ils allaient assouplir les règles.

La guerre au Moyen-Orient cogne aux portes du paradis fiscal émirati. L’inquiétude grimpe parmi les nombreux expatriés ayant fui la région après les frappes iraniennes ou se trouvant bloqués à l’étranger. Ils craignent désormais de perdre leur précieux statut de résident fiscal, fait savoir BFM.

Grâce à ce privilège, les ressortissants étrangers vivant aux Émirats arabes unis peuvent bénéficier d’une exonération totale d’impôt sur le revenu. Mais voilà : il est conditionné à une présence minimale dans le pays du Golfe. En règle générale, il faut y séjourner 183 jours consécutifs sur une période de 12 mois. Ce seuil peut être abaissé à 90 jours si le ressortissant a des liens importants avec le pays, comme un emploi ou une résidence permanente.

Mais la guerre au Moyen-Orient est venue chambouler ce calendrier. Après plus 19 jours de conflit, la situation du trafic aérien dans la région du Golfe reste fragile. Les grands aéroports de Dubaï et d’Abou Dhabi sont ouverts, mais les vols demeurent rares et onéreux.

Réagir « au cas par cas »

Pour éviter une fuite durable de capitaux et de talents, les autorités émiraties envisagent de faire preuve d’une plus grande souplesse. Selon des informations du Financial Times, des mesures d’indulgence pourraient être appliquées au cas par cas pour tenir compte des perturbations liées au conflit.

« Le gouvernement des Émirats arabes unis réagira à la situation en fonction des besoins, en tenant compte des perturbations de voyage au cas par cas », a ainsi expliqué au média Michael Kortbawi, associé principal du cabinet d’avocats BSA Law de Dubaï.

L’enjeu est de taille pour l’émirat. Démographiquement, d’abord : sur les 11,5 millions de personnes résidant dans le pays, 9,5 millions sont des ressortissants étrangers. Mais, surtout, économiquement. Comme le souligne auprès du média spécialisé la fiscaliste Elsa Littlewood, conserver ces résidents fortunés est crucial pour l’économie et l’image de Dubaï. D’autant que sa réputation de havre de sécurité a été ébranlée par l’actualité.

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