Franck Proust et Julien Plantier, candidats dans une liste d’alliance lors de ce second tour des municipales à Nîmes, ont renvoyé, dos à dos, la gauche et le candidat RN "qui découvre Nîmes".
C’est ce qu’on appelle boucler la boucle. Commencée il y a un an et un jour à deux pas, derrière le musée du Vieux Nîmes, la campagne de Franck Proust (LR) s’est conclue par une réunion publique place du Chapitre. À la différence qu’il y a un an, la droite et le centre droit avaient trois candidats déclarés : Valérie Rouverand, Julien Plantier et Franck Proust et que ce jeudi soir, ils étaient tous ensemble, sur la même liste menée par Franck Proust… en présence du maire sortant Jean-Paul Fournier. D’où quelques jolies photos de famille réconciliée, en amont des prises de parole.
Ce sont les jeunes de la bande, Corentin Carpentier et Tiphaine Leblond qui ont été chargés, en préambule, d’expliquer comment ces « chemins séparés au premier tour » ont réussi à converger : baisse de la taxe foncière de 6 %, consultation sur l’avenir du stade des Costières, mesures pour renforcer la sécurité…
« Ni le grand soir, ni le grand saut »
Puis Julien Plantier, Valérie Rouverand et Franck Proust sont montés sur scène. »Je ne souhaite pas me réveiller lundi avec soit un maire communiste (Vincent Bouget, NDLR), soit un maire qui découvre Nîmes (Julien Sanchez, RN) et qui a décidé de choisir son domicile au plus près de la gare pour être plus proche de Paris ou Bruxelles », a déclaré Julien Plantier. Pour qui Nîmes ne doit pas être un « tremplin […] Si nous sommes là, c’est parce que nous avons Nîmes dans le cœur ! »
« Cette campagne, croyez-moi, elle est difficile, a ensuite concédé Franck Proust qui a assuré avoir pris une claque au premier tour. Mais comme le dit David Tebib, le président de l’Usam, la qualité d’un sportif, c’est aussi le rebond ! » Et de prévenir qu’il ne faut « ni le grand soir, ni le grand saut. C’est Nîmes qui est en jeu ! Alors dimanche soir, un seul bulletin, un seul vote, Nîmes par-dessus tout ! »








