Dans un Palais des festivités bien rempli, ce jeudi 19 mars, le médecin agathois a ironisé sur le candidat du Rassemblement national et dénoncé le retour de la “d’Ettorie”, accusée de "revenir par la fenêtre"..
« Le cri des Agathois doit résonner jusqu’au Palais des Congrès. » Alors qu’à la même heure, Aurélien Lopez-Liguori était au Cap d’Agde, Thierry Nadal chauffait le Palais des festivités. Un Nadal évidemment offensif à trois jours du second tour des municipales. « M. Lopez-Liguori a besoin de faire venir les stars de son parti, comme des tuteurs qui assistent un stagiaire. Moi, mes stars, c’est vous. »
Thierry Nadal, « le seul à dire non »
Mettant en avant son expérience d’élu d’opposition depuis six ans, assumant son rôle d’adjoint auprès de l’ancien maire Gilles d’Ettore de 2008 à 2012, tout en rappelant qu’il avait été le seul « à dire non » et donc à démissionner, le médecin agathois a pris soin de contextualiser le second tour : « les électeurs ont le choix entre un candidat d’ici, engagé pour sa ville, et un candidat en mission pour un parti (le RN), géré depuis Paris. »
« Avec Lopez-Liguori, l’ancien système est de retour »
Sous les yeux de Fabienne Varesano, il a remercié Arthur Labatut et Didier Irailles de leur soutien, André Figueras, en ouverture, ayant souligné « le choix fort, courageux et responsable de Sébastien Frey de se retirer. » Sur Jean-Marc Bentajou, qui s’est rangé derrière Aurélien Lopez-Liguori, Thierry Nadal usait de la formule : « hier (dans une vidéo, NDLR), il offrait deux Malinois à la ville pour la sécurité, aujourd’hui, c’est lui qui fait entrer le loup dans la bergerie. » Bentajou, porte d’entrée toute trouvée pour dénoncer ceux « qui reviennent par la fenêtre. Ces anciens élus, cadres de Gilles d’Ettore que l’on retrouve sur la liste de M. Lopez-Liguori. Avec lui, c’est l’ancien système qui est de retour. »
Le « silence assourdissant » de Gilles d’Ettore
On ne sait si le cri des “Nadaliens” a résonné jusqu’au Cap d’Agde, mais vers le Périgord, où Gilles d’Ettore est en exil forcé, c’est possible. « Les masques tombent », dénonçait Thierry Nadal. « Il y a trois mois, quelqu’un a dit : “je pense qu’un maire doit être du terroir. Lopez-Liguori, il est de Sète. Je ne voudrais pas qu’Agde tombe aux mains des extrêmes”. Cette personne, c’était Gilles d’Ettore. Aujourd’hui, alors que certains de ses anciens collaborateurs s’affichent avec M. Lopez-Liguori, son silence assourdissant nous laisse perplexe. »







