"Être au service des habitants" : Jean-Yves Sauli et Kevin Dominguez, coprésidents à la tête du comité de quartier des Oliviers-Route de Beaucaire

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Le duo succède à Gérard Scola, président durant 27 ans.

Leur feuille de route ? « Être au service des habitants, de leur bien-être. » Quelques jours après avoir été élus en tant que coprésidents du comité de quartier des Oliviers-Route de Beaucaire, Kevin Dominguez et Jean-Yves Sauli sont à pied d’œuvre, plongeant dans des dossiers qu’ils connaissent bien. « L’équipe reste la même. Nous poursuivons le travail de Gérard Scola, 27 ans d’engagement au sein du comité, avec de grandes réalisations comme la cité Séguier, la place Eliette Berti, souligne Kevin Dominguez. Il a été mon mentor. Et il a marqué pour longtemps l’histoire de notre quartier. » Il reste d’ailleurs actif, en charge de l’urbanisme.

11 000 habitants

Car le nouveau bureau a choisi de se répartir les dossiers thématiques : aux coprésidents la sécurité et le cadre de vie, à la vice-présidente Marie Fesneau la voirie et la circulation. « Être seul à la tête d’un comité, c’est une charge de travail importante », explique Kevin Dominguez, qui fut président de 2015 à 2022. « On s’entend très bien, et il y a énormément de sollicitations, renchérit Jean-Yves Sauli. Le quartier est très étendu. » Il couvre ainsi cinq secteurs, soit 11 000 habitants dont 1 173 résident dans des logements sociaux : la route de Beaucaire, les Oliviers, le Mas-Verdier, Grézan, les Amoureux.

Un secteur pilote pour la Zone 30

Avec le quartier de Beausoleil, les Amoureux ont été pilotes pour la mise en place de la Zone 30 à Nîmes. Sept ans après, cette mesure concerne l’ensemble du secteur sur lequel veille le comité, hormis le Mas Verdier. "Nous sommes en Zone 30… du moins sur les panneaux d’affichage", constate Jean-Yves Sauli. "Il y a du bon : une circulation fluidifiée dans les rues à sens unique, liste Kevin Dominguez. Mais cela a amené, paradoxalement, de la vitesse, des problèmes de nettoyage notamment des avaloirs, le stationnement n’étant plus alterné. Ou encore des tours et des détours pour rentrer dans le quartier… "

Avec, bien souvent, des problématiques différentes : « Par exemple, la sécurité route de Beaucaire, même s’il y a actuellement moins de trafic, du moins visible, de stupéfiants. Il n’y a plus de point de deal. » A contrario, aux Amoureux, c’est l’urbanisme qui cristallise les tensions : alors que le permis de construire d’une résidence d’un Toit pour tous rue de la Comtesse a été annulé par le tribunal administratif en septembre, un autre projet se profile rue Condorcet. « Nous ne sommes pas contre les constructions, mais il faut une cohérence. Un immeuble de trois étages au milieu d’une zone pavillonnaire, ce n’est pas cohérent. Nous sommes vigilants. »
Dans l’attente de la mise en place de la future équipe municipale, le duo a ressorti les dossiers en suspens : la requalification de la route de Beaucaire, demandée depuis des années ; des réponses par rapport aux onze épiceries de nuit recensées dans les rues du secteur (dont certaines ont fait l’objet de mesures administratives)… Car il est presque un luxe pour l’équipe de Kevin Dominguez et de Jean-Yves Sauli : d’autres structures prennent son relais pour les animations ou la défense des locataires. « En 2015, il y avait une désertification associative. Aujourd’hui, c’est une victoire de voir des associations recréer du lien. »

Contact au 06 86 99 21 83 ou 06 18 38 66 45. Le conseil d’administration : Jean-Yves Sauli, Kévin Dominguez, coprésidents ; Marie Fesneau, vice-présidente ; Véronique Aldebert, secrétaire ; Jacqueline Cadalanu, trésorière ; administrateurs Nadine Sauli, Annie Brazzotto, Marie-Hélène Jeanjean, Hubert Aknin, Sully Laplagne, Christian Jeanjean, Gérard Nourygat, Gérard Scola président d’honneur.

Une équipe en chasse de foncier public

C’est l’une des particularités de ce comité de quartier nîmois : depuis plusieurs années, il s’est mis "en chasse de foncier public. Il existe des espaces, des coins, qui ne sont pas utilisés par les bailleurs sociaux par exemple, explique Kevin Dominguez. C’est le cas de la place Gérard-de-Nerval. En 2015, nous avions négocié avec Habitat du Gard qui était prêt à la céder à la Ville pour 1 € symbolique. Elle serait ainsi tombée dans le domaine public." Opération qui, à l’époque, avait finalement échoué. "Nous ressortons aujourd’hui le dossier." Avec l’ambition pour l’équipe de transformer ces lieux pas ou peu utilisées en espaces verts, aires de jeux pour les enfants. "Nous sommes en pourparlers avec plusieurs acteurs." Le comité a décidé de faire du cadre de vie un cheval de bataille. "Notamment au travers du budget des Conseils de quartier dont la majorité est dédiée à la voirie. Nous voulons impulser, sur ce budget, des îlots de fraîcheur, des aires de jeux… "

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