Un jeune commerçant isérois affirme avoir été victime d’un braquage à main armée ce mercredi 18 mars. Rapidement prise au sérieux par la gendarmerie et la municipalité, l’affaire a finalement pris une autre tournure. Les enquêteurs privilégient désormais la piste d’une fausse déclaration.
Un commerçant, installé 6 place centrale dans la ville de Pont-de-Beauvoisin, a signalé un braquage ce mercredi 18 mars. Vers 18 heures, une dizaine de gendarmes, appuyés d’un peloton de surveillance et d’intervention, se sont rapidement déployés sur place. Le commerçant raconte au Dauphiné libéré : « Un homme cagoulé est entré pendant que je fermais le magasin. Il a immédiatement pointé un flingue sur ma tête et m’a demandé de lui donner la caisse. »
Le jeune chef d’entreprise de 25 ans affirme que le malfaiteur a dérobé 500 euros avant de prendre la fuite à pied. Mais sa version des faits est mise en doute par les enquêteurs, convaincus qu’il aurait tout inventé.
Des incohérences qui font douter
Plusieurs éléments viennent fragiliser la version du commerçant. Selon les premiers retours d’enquête, aucune entrée ni sortie suspecte n’apparaît sur les caméras de surveillance, et aucun riverain n’a rien remarqué d’inhabituel. Dans la commune, les doutes sont nombreux. Des habitués pointent du doigt la faible activité du magasin et soupçonnent eux aussi le jeune homme d’avoir monté l’histoire pour frauder son assurance.
Ainsi, la municipalité, prudente, dit faire confiance à la justice. De son côté, le jeune commerçant pourrait payer ses déclarations au prix fort. Il raconte : « J’ai été auditionné encore ce matin et les agents ne veulent rien savoir. Les gendarmes sont sûrs que j’ai tout inventé. » Il apprend également au Dauphiné Libéré que l’enquête a été clôturée et qu’un signalement a été transmis au procureur pour fausse déclaration. L’entrepreneur risque une lourde amende, voire de la prison.



