La fête de l’Aïdel-Fitr, qui célèbre la fin du mois sacré pour les musulmans, a eu lieu ce vendredi 20 mars, au stade Raoul-Barrière de Béziers.
Alors que le début du Ramadan coïncidait avec le carême chrétien, la fête de l’Aïd-El-Fitr a, elle, coïncidé avec le premier jour du printemps. Vendredi 20 mars, près de 16 000 fidèles se sont réunis au stade Raoul-Barrière pour la grande prière marquant la fin du mois sacré.
Du monde dès 7 heures
Comme des millions de musulmans en France, les Biterrois ont célébré l’Aïd dans un esprit d’unité et de fraternité. La date a été fixée à l’issue de la Nuit du doute par la grande mosquée de Paris. À Béziers, la grande prière s’est tenue au stade Raoul-Barrière, mis à disposition par la municipalité. Dès 7 heures, les fidèles ont afflué sur le site, pour une prière célébrée à 9 heures, dirigée par l’imam de la mosquée Ar-Rahma.
Le maire de Béziers a tenu à rappeler l’engagement de la municipalité : « Comme chaque année, la Ville met le stade à disposition de la communauté musulmane, et cela me paraît tout à fait naturel. Je suis profondément respectueux des religions des uns et des autres. Ce qui nous rassemble, ce sont aussi des valeurs communes, faites de respect, de paix et de vivre-ensemble. »
Les préparatifs de l’Aïd ont mobilisé les membres des associations des quatre mosquées de la ville – Ar-Rahma, El-Houda, Annour et Al-Fath – ainsi que de nombreux bénévoles.
Un engagement collectif
Le président de la mosquée, Ar-Rahma, Mhammed Lakrouni, a salué l’engagement collectif : « Je tiens à remercier l’ensemble des bénévoles, les membres de l’association ainsi que toute la communauté pour leur mobilisation. La prière de l’Aïd s’est très bien déroulée, dans de très bonnes conditions, et c’est une grande satisfaction pour tous. »
Une unité retrouvée
L’ensemble de la communauté a également tenu à remercier la Ville pour la mise à disposition du stade. « Celui qui ne remercie pas les gens ne remercie pas Dieu », a souligné l’imam Omar Mamoune. La célébration a été marquée par une unité retrouvée entre les institutions religieuses, après les divergences observées au début du Ramadan.
La fête s’accompagne également de la zakat al-Fitr, une aumône obligatoire versée avant la prière pour soutenir les plus démunis. Tout au long du mois, mosquées et associations locales ont poursuivi cette mission de solidarité, distribuant repas et colis alimentaires.
Enfin, il est rappelé que l’Aïd-El-Fitr, qui clôt le Ramadan, ne doit pas être confondu avec l’Aïd el-Kébir, célébré quelques mois plus tard et commémorant le sacrifice du prophète Abraham. Après la prière, les fidèles ont partagé repas et moments de convivialité en famille ou entre amis, dans l’esprit de fraternité qui caractérise cette fête.







