Traumatisme crânien, lésion à la hanche, une Nîmoise avait été renversée par une camionnette de livraison la veille du réveillon du nouvel an puis elle est décédée à l’hôpital. Le chauffeur livreur assure qu’il n’avait pas absolument pas pu la voir en reculant.
La malheureuse n’a pas survécu au choc de l’accident, elle a été renversée par une camionnette de livraison la veille du réveillon du nouvel an puis elle est décédée à l’hôpital. L’affaire est intervenue sur fond de livraison de colis sur une voie de tram et dans un contexte de cadences de travail effrénées pour les livreurs, soumis à une pression constante pour effectuer les livraisons dans des délais rapides.
Ce jour-là, un chauffeur livreur de 26 ans a percuté une dame le 30 décembre 2025 en faisant une marche arrière alors qu’il s’apprêtait à livrer un colis très lourd. La septuagénaire a été grièvement blessée à la tête avec un traumatisme crânien provoquant des lésions hémorragiques très graves ainsi qu’un choc à la hanche, a précisé ce vendredi la présidente Anne-Carine David en résumant le dossier d’homicide routier. C’est non pas une qualification d’homicide involontaire mais d’homicide routier qui était reproché à ce jeune nîmois.
Obligé de se garer au plus près de la livraison
À la barre, il confirmait être soumis à une exigence de livraison au plus rapide. Il explique aussi qu’il devait se garer au plus près de l’immeuble de la cliente pour déposer un colis aussi lourd qu’imposant. « J’avais dit à la cliente qu’il fallait qu’ils viennent à deux chercher le paquet« . C’est en effectuant la manœuvre circulant sur une voie de trambus pour déposer son colis qu’il a percuté la dame. En reculant, il ne l’a pas vu dans son rétroviseur ni en regardant à l’arrière. Car la partie arrière du véhicule n’est pas équipée de vitres permettant de voir directement. Circonstance aggravante ? Il s’est garé sur une voie de trambus et c’est sur cette route qu’un cycliste arrivant par l’arrière a assisté à l’accident voyant la pauvre femme renversée par la camionnette. Le cycliste aurait assisté à la totalité de la scène.
Face aux juges, le conducteur visiblement accablé par la mort de la septuagénaire assure être toujours sous le choc de cet accident et a conservé un emploi (sans conduire) dans la logistique des colis car son employeur lui a gardé sa confiance.
Circonstances atténuantes
Le vice-procureur Massip décrit l’affaire dans un contexte de livraison à la veille du réveillon et un accroissement de l’activité des livreurs. « Certes, la faute est caractérisée », note le magistrat du parquet. Mais il y a « des circonstances atténuantes », nuance le magistrat retenant aussi une forme « de fatalité » et une absence d’alcool ou de stupéfiants. Il requiert une peine de cinq mois avec sursis. Pour la défense, Me Abdelghani Merah, l’accident relève d’un malheureux concours de circonstances. L’avocat insiste aussi sur le témoignage du cycliste certifiant que le véhicule « roulait à 5 km ». Après délibéré, le conducteur écope de huit mois avec sursis avec annulation du permis et interdiction de le repasser pendant quatre mois.




