"Je ne voulais pas faire du mal, juste filmer pour montrer aux gens où j’étais" : pour les réseaux sociaux, elle se filme devant le tribunal de Béziers avant d’être jugée

admin
Par
admin
4 min de lecture
#image_title

Une femme devait être jugée ce jeudi 19 mars pour des faits de cleptomanie. Son procès a été renvoyé au 30 avril. Elle a filmé la salle d’audience en plein procès.

Ce n’est pas comme si l’huissier qui gère la police d’audience ne répétait pas à de nombreuses reprises et pour chaque audience : « Veuillez éteindre vos téléphones. Il est interdit de filmer ou de photographier dans la salle d’audience ».

Au-delà de ça, c’est aussi pour que les magistrats ne soient pas gênés par des appareils qui sonnent à tout bout de champ pendant les débats.

Elle est aperçue en train de filmer la salle

Eh bien non, ce jeudi 19 mars, une femme qui devait être jugée pour des faits de cleptomanie avec un complice n’a pas bien compris la situation. Aperçue dans un premier temps, avec son téléphone à la main, elle a assuré à l’huissier qu’elle ne filmait pas, mais qu’elle regardait si son maquillage allait bien.

Puis, dans un second temps l’huissier lui a demandé de la suivre car elle avait recommencé. Dans la salle des pas perdus, le responsable de la police d’audience a alors demandé à voir les images éventuellement prises… Et surprise : « Elle a pris la salle en vidéo », a expliqué l’huissier au procureur de la République.

Le téléphone confisqué

Et la mise en cause de s’expliquer. « Non je ne voulais pas faire du mal, juste filmer pour montrer aux gens où j’étais et comment cela se passait. Rien de plus. » Décision immédiate du procureur de la République, en concertation avec la présidente de l’audience, confiscation du téléphone. Et pas de possibilité de discuter. « On n’a pas le droit de filmer les débats. Vous perdez votre téléphone. »

Un brin vexée, la prévenue a regagné les bancs de la salle d’audience pour attendre que son dossier soit abordé par les magistrats. Elle s’est ensuite présentée à la barre pour répondre du vol d’une trottinette électrique avec un complice.

Et le complice, un tout jeune retraité s’est, semble-t-il, laissé influencer par sa nouvelle amie. Une quinquagénaire qui affiche un peu plus de dix condamnations sur son CV. L’avocate du prévenu a demandé un renvoi de l’affaire et demande une expertise psychologique de son client. « Mon client n’est qu’un complice de circonstance, insiste Me Cécile Nébot. Il a juste fait une mauvaise rencontre. C’est son ancienne voisine qu’il côtoie beaucoup. »

De lourds problèmes psychologiques

Alors que le procureur a requis le placement en détention provisoire pour la mise en cause pour s’assurer de sa représentation le jour de l’audience, l’avocate de la prévenue, Me Clémence Rougeot a insisté auprès du tribunal : « Je vous demande de suivre la décision du juge des libertés et de la détention et de la maintenir sous contrôle judiciaire. Elle a plus besoin de soins que de détention. Elle est très fragile ».

Tous les deux ont été placés sous contrôle judiciaire jusqu’au procès. Il leur a été interdit de rentrer en contact l’un avec l’autre. La prévenue sera jugée, par ailleurs, le 25 mars qui vient dans le cadre d’une nouvelle affaire de vol dans un commerce de Béziers.

Source link

Partager cet article
Aucun commentaire

Laisser un commentaire

Votre adresse e-mail ne sera pas publiée. Les champs obligatoires sont indiqués avec *

parcontre.fr