Un homme malvoyant s’est vu refuser l’accès à un bus FlixBus le dimanche 15 mars, alors qu’il rentrait des Jeux paralympiques de Milan-Cortina. Les chauffeurs ont refusé d’embarquer son chien guide.
Un Grenoblois, Thomas Dubois, s’est fait exclure d’un bus ce dimanche 15 mars à cause de son chien-guide, un labrador de 4 ans. Le jeune malvoyant, ancien athlète de haut niveau, s’est rendu en Italie avec son labrador de 4 ans pour supporter la délégation française aux Jeux paralympiques de Milan-Cortina.
Sur le chemin du retour pour la France, au moment de son embarquement dans un FlixBus, il raconte au Dauphiné Libéré : « Les chauffeurs n’ont pas voulu que je monte à cause de la présence de mon chien. Il n’y a pas eu moyen de discuter, c’était un non catégorique. Ils ont sorti les valises de la soute et ont fermé la porte devant nous », raconte Thomas.
Une règle méconnue
Ils ont appelé la police qui a attesté que la compagnie était en règle et qu’elle ne faisait pas preuve de discrimination. En effet, il existe une règle imposant un préavis de 36 heures pour voyager avec un chien-guide, et personne ne l’en avait informé lors du trajet aller.
Le bus est donc parti sans le jeune homme, son amie et le chien. Le couple a finalement été redirigé vers Lyon après négociation avec un responsable FlixBus, où il a dû patienter dans le froid de 3 h 30 à 5 h 30 avant de rentrer chez lui.
Pour Thomas Dubois, il s’agit bel et bien d’une discrimination : « Cela me prive de la liberté de me déplacer quand je veux par rapport à une personne valide. » Ce Grenoblois, déjà confronté à une situation similaire avec Uber, espère que son témoignage contribuera à faire évoluer les pratiques envers les personnes handicapées.








