National 2 / 22e journée / Saint-Priest – NO, samedi 21 mars à 18 heures. Il y a trois mois, on se serait inquiété d’un second déplacement d’affilée pour les Crocos. Beaucoup moins maintenant…
À domicile, aux Antonins, il y a un seul Nîmes Olympique, 8 victoires, 2 nuls et 1 défaite pour s’être oublié deux minutes contre Rumilly (1-2 avec des buts haut-savoyards aux 83 et 85e). À l’extérieur, il y a deux Nîmes : un d’août à novembre, avant Cannes, et un de décembre à mars, suite au voyage sur la Côte d’Azur (0-0).
Le premier n’avait ramené qu’un seul succès, un hold-up à Toulon (1-0) pour un nul et trois revers. Le deuxième en est à deux victoires, deux nuls et un échec à Istres, dans des circonstances particulières, sur fond de conflit interne.
Cannes, le tournant
Il y a trois mois, on se serait inquiété d’un second déplacement d’affilée. Beaucoup moins maintenant. Car les Crocos restent sur trois matches sans encaisser de but hors de leurs bases (2-0 à Saint-Raphaël, 2-0 à Bobigny, 0-0 à Créteil) portant à 13 le nombre impressionnant de clean sheet pour le gardien Salamone.
Staff et joueurs ont tiré les leçons des déconvenues à Goal FC et à Saint-Maur (battus deux fois 2-0), notamment. Ils ont su s’adapter, et changer.
« Depuis Cannes, on joue de façon différente à l’extérieur, confirme l’entraîneur, Mickaël Gas. Pourtant, quand j’ai des convictions, je m’y tiens, mais on s’est rendu compte que l’on ne pouvait pas jouer pareil qu’aux Antonins, pas toujours s’ouvrir. Qu’il fallait être moins gourmands, savoir faire le dos rond. Des fois, oui, on refuse un peu le jeu. En fait, on choisit nos moments… » La seconde période plutôt que la première à Saint-Raphaël (avec des entrants décisifs) ou à Bobigny (en passant à quatre en défense, et avec des remplacements encore gagnants), le début du 2e acte et la fin de partie à Créteil, sans trouver la faille cette fois-ci.
Deuxième meilleure défense en déplacement, avant-dernière attaque
Au niveau stats, cela donne la 2e meilleure défense pour NO en déplacement (9 buts pris en 10 matches) et l’avant-dernière attaque (6 réalisations seulement, Sylla n°1 avec 2 buts alors qu’il est arrivé en janvier, Depres, Touré, Bennour et Célestin 1). Alors, frileux, ces Crocodiles, hors du Gard ? Plutôt pragmatiques, d’autant, rappelons-le, qu’ils doivent faire sans leur meilleur buteur (Depres) ni leur meilleur passeur (Orinel), qui enchaînent les pépins physiques.
Le coach Mickaël Gas : « Si on peut passer premier, on ne va pas se gêner ! »
Ce qui n’empêche pas leurs coéquipiers, même sans eux, de s’extérioriser. « J’appréhendais Créteil, et ce nul ramené est un bon résultat. Maintenant, à Saint-Priest, on veut prendre les 3 points« , annonce Gas.
Dans le même temps, ce sera jour de derby pour les rivaux de Nîmes : Saint-Maur reçoit Bobigny et Cannes, Saint-Raphaël. Encore trop tôt, à 9 journées du terme, pour prendre la tête ? En octobre, les Gardois étaient devenus leaders en dominant… Saint-Priest (3-0, mais un 3-0 flatteur, attention quand même !). Le coach ne veut pas se cacher : « Si on peut passer premier, on ne va pas se gêner ! »
Les coulisses des Crocos
La compo probable. Salamone – Loubacky, Dramé, Martinez (cap), Célestin – Pires, Benhamza, Sarr – Bennour, Sylla, Touré.
Remplaçants : Dias (g.), Diallo, Coulibaly, Kubota, Khalid.
Absents : Caoki, Doucouré, Orinel, Depres, Diaby (blessés), Kedvesi (g.), Alberto, Khasa (choix).
Nîmes à 4 derrière au coup d’envoi ? C’est une hypothèse, de travail, envisagée cette semaine à l’entraînement. Les Crocos pourraient commencer à Saint-Priest comme ils avaient fini à Créteil, avec Loubacky et Célestin latéraux. Les quatre arrières centraux sont performants, donc pourquoi ne pas les aligner tous les quatre ? C’est la question du jour, et la réflexion du staff…
L’arbitre. Louis Lungeri. Coup d’envoi à 18 heures au stade Jacques-Joly.






